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 til the earth dies with the sun. (✻august)

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MessageSujet: til the earth dies with the sun. (✻august)   Mar 17 Fév - 15:31

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La nuit grignotait les murs et l'obscurité avait surpris Pan. Il n'avait jamais aimé le noir, encore moins depuis qu'il était au Bloc. Parce que la nuit, ici, on ne voyait pas le danger venir.  La majorité des blocards se rendaient à la ferme, suivie par un cortège de sarcleurs remuant encore un peu la terre. Pan se rendit dans son espace personnel, à l'écart de tous les autres. Ils savaient tous, ici, qu'il se réveillait souvent en sursaut et cela dérangeait le sommeil des tocards qui en avaient bien besoin. Alors même là, on l'avait éloigné. Ce petit coin qu'il s'était aménagé n'avait rien de bien différent de celui des autres, seulement quelques détails sur lesquels il fallait s'attarder, des babioles que les sponsors lui envoyaient, quelques cosmos qu'il avait coupés, pas loin du jardin, pour en faire une couronne de fleurs et un van à grains qu'il tressait pour les récoltes. Pan était très habile de ses mains, mais personne ne le remarquait, tout le monde était obnubilé par la survie et ne prêtait plus attention à ces bagatelles. Il s'était assis sur son hamac, tressant, quelques minutes devenant des heures, regardant le labyrinthe disparaître dans l'ombre. - Finalement, il s'était levé pour s'adosser à un tronc un peu plus loin, baigné de la lumière d'un feu mourant. Un silence opaque régnait sur la ferme, comme si personne n'osait attirer l'attention sur soi. Il continuait à tresser, ses yeux brillant comme deux étoiles. Ces astres manquaient dans le ciel simulé et ça le rendait un peu triste de ne pas pouvoir compter sur elles pour veiller sur lui. Malgré tout, il avait l'impression qu'un million d'yeux le fixaient. Il se sentait toujours épié, même en journée et cela avait forgé d'abord un sentiment d'impudeur, puis une méfiance qu'il ne pensait pas être capable de manifester un jour.
Il fredonnait, un air que lui chantait sa mère quand il faisait de vilains cauchemars, restant terriblement absorbé par son travail alors que le feu s'était évanoui derrière lui. Le brasier le dévorait maintenant de l'intérieur. Il ne trouvait toujours pas le sommeil et cette mélodie n'allait sûrement pas l'aider. Se raccrocher à cet hymne à la liberté déguisé en ritournelle faisait enfler son cœur. Il se souvenait du doux visage de sa mère - bien que creusé par le temps. Pan balaya une perle qui glissait le long de sa joue et fit un sourire en coin - de ceux qui feraient fondre le plus froid des glaciers. Et il tressait, encore sans jamais éprouver la moindre envie de s'arrêter, comme si c'était vital pour lui. Ça le divertissait, détournait son attention de tout ce que les hommes avaient engendré. Ce Bloc, ce Labyrinthe, c'était la mort camouflée. Heureusement, parmi les hommes, il existait des gens bien. Parfois - souvent des incompris. Ceux-là, Pan les aimaient beaucoup. Il se sentait seul, parfois, à croire en l'humanité, à croire que l'unité nationale vaincrait la dictature. Alors ça rosissait ses pommettes quand on lui disait qu'on y croyait, aussi. Qu'on avait encore un peu d'espoir. Et parmi ceux-là, il y avait ses préférés - son préféré. August, un rayon de soleil, ici où l'étoile était aux abonnés absents. Personne ne comprenait August mieux que lui, c'était un fait. Personne ne prenait le temps de se comprendre. Et pourtant, du temps, ils en avaient. Il glissait même avec une lenteur insupportable, comme une coulée de lave le long de la gorge. - Il tenait beaucoup à ce garçon, même si le lui dire était assez difficile - ce n'étaient pas des choses auxquelles il était habitué. - C'était amusant, de lui parler, lorsqu'il revenait en sueur du Labyrinthe. C'était bien la seule personne avec qui il établissait un contact visuel avec aisance. Pan aimait même plonger dans l'océan de ses yeux. La brise lui caressa le visage, mais rien ne le déconcentra. Perdu au milieu de ses pensées, envahi par un flot d'images, le garçon sombra petit à petit dans une totale indolence. Le sourire idiot qu'il avait sur la bouche se figea presque. Et la chaleur du souffle d'August - qui venait de le rejoindre, effleurant sa peau n'y changea d'abord rien. Mais Pan l'avait bel et bien remarqué - il le remarquait de loin, lui (il le cherchait, même). J'ai l'impression qu'on est un peu comme la balle. Lança-t-il en guise de bonsoir, pensif, agitant le van dont le tressage était achevé. On est biodégradable, mais ils nous séparent des bons grains parce qu'on ne sert pas à grand chose. Il contempla alors le panier plat, ignorant totalement la présence d'August près de lui. Mais le garçon, en réalité, il avait du mal à laisser Pan indifférent. Qu'en penses-tu ? fit-il en adressant un plus large sourire, accompagné d'un battement de cils à son voisin.
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MessageSujet: Re: til the earth dies with the sun. (✻august)   Mar 17 Fév - 23:15

August sortait du bâtiment destiné à la vie commune, les cheveux encore mouillés de la douche qu'il venait de quitter. Ce moment qu'il avait toujours apprécié avant, il le détestait désormais. Déjà à cause de la qualité de la douche, eau froide le plus souvent, tiède quand on avait de la chance. Pas de pression. Voir cette poussière s'écouler encore et toujours, ne pas se sentir propre même après être resté sous long plus longtemps que nécessaire. Plus jeune, il avait toujours vu ce moment comme un moment de liberté, de calme, de solitude même. Un instant intime où on le laissait tranquille. Ce n'était plus le cas désormais, et il semblait à August que le Capitole lui volait petit à petit ce qui le rendait heureux, les bons souvenirs pour ne laisser que les mauvais. Avec un soupir, le blond prit le chemin des hamacs, certains Blocards dormaient déjà à point fermés mais August passa devant comme s'ils n'étaient pas là, ce n'étaient pas eux qu'il recherchait, mais quelqu'un de bien précis. Il poussa un nouveau soupir en voyant que Pan n'était pas là, ce qui ne le surprenait plus maintenant, pas après ce qu'il s'était passé la veille. En proie à des terreurs nocturnes, Pan s'était réveillé, hurlant tout ce qu'il pouvait, foutant la frousse aux nouveaux arrivés. August n'avait pas réfléchi, il avait tiré Pan par le bras, l'éloignant le plus possible des hamacs avant de le faire s'agenouiller et de lui parler, de tout et de rien, pour qu'il se calme, pour qu'il cesse de crier. Ils étaient resté ensemble une fois la crise passée, August ne retrouvant pas le sommeil, veillant plutôt à celui de Pan.

Bien que fatigué par sa longue journée, le blond fit demi tour, partant à la recherche de Pan. Il ne pourrait expliquer le lien qui s'était formé entre eux. Arrivés au même moment dans le Bloc, les tout premiers, il avait sentit comme une connexion entre eux, un déclic. Les choses n'avaient pas été faciles au début, mais August était rapidement devenu le protecteur de Pan, refusant de voir les autres le maltraiter parce qu'il était soi disant différent. Et puis avec le temps, il y avait eu autre chose, mais August n'était pas prêt à faire face à ce nouveau développement. Il ne tarda pas à trouver Pan, dans le petit coin qu'il s'était créé pour lui et où tout le monde, à part les idiots qui voulaient faire leurs preuves, le laissait tranquille. Sans dire un mot, August le rejoignit, s'installant à côté de lui contre le tronc d'arbre, observant le geste précis de ses mains, comme hypnotisé. Il leur arrivait souvent de rester ainsi, en silence, à profiter de la présence de l'autre. Mais pas ce soir, Pan coupant court à la rêverie du blond, avec comme à son habitude une question déconcertante. August se mit à sourire, avant de caresser du bout des doigts le van de Pan, admirant le tressage. "Tu te poses de ses questions Pan, je sais pas où tu vas chercher tout ça..." répondit il tout d'abord avant de lever ses yeux vers le jeune homme, sentant un frisson le parcourir alors que Pan lui adressait un sourire empreint de gentillesse. Un sourire, et son moral remontait en flèche, un seul sourire de Pan, c'était tout ce qui lui fallait. Il poussa un soupir et s'adossa contre le tronc, son regard se perdant dans le feu devant eux. "J'sais pas...je me dit qu'on est là parce que le hasard l'a voulu...parce qu'il fallait donner une leçon aux gens...on est là pour le spectacle Pan. La mort, c'est l'ultime représentation, la plus vivante d'une certaine manière..." August aimait discuter avec Pan, ce dernier était dans son monde, et souvent ses propos sortaient de l'ordinaire, le faisait réfléchir plus qu'il ne l'aurait fait autrement. "Mais je sais une chose Pan..." reprit il en cherchant son regard, l'espace de quelques secondes seulement, il n'en demandait pas plus même s'il savait être le seul que le jeune homme regardait dans les yeux. "T'es pas une mauvaise graine toi, au contraire, je crois bien que t'es la seule qui vaille le coup d'être sauvée..." dit il avec un sourire. Lui avait soutenu les idées des rebelles, sans pour autant les rejoindre, lui évitant ainsi l’exécution en place publique. Il en éprouvait de la culpabilité, et le destin avait trouvé un moyen pour qu'il se rachète. Pan. Il voyait chez ce dernier le salut, aussi étrange que cela puisse paraître.
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MessageSujet: Re: til the earth dies with the sun. (✻august)   Jeu 19 Fév - 23:18

La voix d'August, douce et rassurante, ranima un peu la nuit trop silencieuse. Près de lui, Pan se sentait comme dans un cocon. Il dégageait un parfum de tendresse, imposait une atmosphère chaleureuse. On ne ressentait plus le froid, quand il posait ses deux yeux brillant comme des perles, sur nous. August avait ce pouvoir-là sur Pan, le garçon si insensible à tout ce qui pouvait se passer autour de lui. On lui avait inculqué cette valeur-là, la placidité. Ne pas se laisser atteindre par les événements lui avait épargné bien des souffrances - des malheurs qu'on perpétuait comme une tradition, à la Veine. De l'hérédité, Pan n'avait reçu que peu d'atouts. Son père, boiteux, ne lui avait jamais appris à marcher droit. Sa mère, voûtée, ne levait jamais les yeux au ciel, alors Pan n'était pas comme les autres enfants de son coin terriblement corrodé par la débine. Il n'était pas un rebelle, un insoumis. Il était même parfois trop gouvernable. La poussière avait comme formé une seconde peau qui le sclérosait, le permettait de ne pas ressentir la moindre des douleurs physiques. A l'intérieur de sa poitrine, son cœur tambourinait à une allure remarquable, mais aucun des traits de son visage ne trahissait cette cadence passionnée que la réponse de son ami avait provoquée. C'est mignon, ça. Répliqua-t-il, son regard vagabond se perdant dans l'herbe sèche, sur laquelle ils s'étaient posés. August était l'un des seuls qui savaient trouver les mots pour le faire rougir, c'était le seul à comprendre, peut-être, tout ce qu'il pouvait raconter, le jeune illuminé. C'est un spectacle, tu dis. Ce mot-là s'était démarqué de tous les autres et méritait qu'il s'y penche un peu plus.
Ars Activa. Ça lui avait retourné l'estomac, en y repensant. S'ils étaient là, ce n'était pas que pour la punition. Mais pour l'exhibition. La dissuasion. On les montrait à tout Panem pour décourager les rebelles qui subsistaient. On affichait leur sort, pour dévoiler à tous la puissance du Capitole. Celui qui vaincra toujours. Alors, nous ne sommes que des comédiens. Le sourire de Pan n'avait pas bougé d'un millimètre, il était toujours là, comme totalement indélébile. On se produit devant la riche cité. Son regard recroisa celui d'August. Il lui vola sa main, légèrement moite et posa le van contre le tronc. Pardon, ça doit t'épuiser d'entendre parler de cette énigme. Comme tout le monde, ici, tu as sans doute besoin de te changer les idées. Lui lança-t-il d'abord, sur un ton particulièrement mielleux et rêveur, entre deux soupirs. Il ne lui laissa pas le temps de prendre la parole de nouveau et se redressa, pour mieux admirer les lignes qui creusaient sa paume. Ma mère me chantait une chanson, pour chasser ces mauvaises pensées.

L'étoile qui fait le jour,
S'est évanouie, à l'horizon.
Mais ne t'inquiète pas, amour.
Ses sœurs, sur toi veilleront.
Et si dans ton cœur,
La nuit s'installe.
Si tu as peur
De la Capitale.
Souviens-toi bien que la nuit passe,
Que bien souvent, elle laisse sa place,
Et que demain, si tu y crois,
Il fera beau, grâce à toi.

Il suffit d'un sourire,
Sur ton visage,
De ne pas défaillir
Au moindre dommage.
Chasse ces idées noires
Qui te chagrinent,
Qui font des tes espoirs,
Un tas de ruines.
Promets-le moi, mon cher enfant.
Que tu resteras, ce gentil Pan.
Et que demain, si tu y crois.
Il fera beau, grâce à toi.

Et si un jour, ils nous séparent.
Si un jour, tu t'envoles.
Si tu refais ces terribles cauchemars.
Souviens-toi bien de ces paroles.
N'aies pas peur, mon joli Pan.
Elle sera là, ta maman.

Sur les derniers mots, il tapota le torse de son voisin, là où son cœur résidait, comme pour lui montrer ce qu'elle sous-entendait, à la fin de sa berceuse.
Pan posa sa tête, sans gêne, sur l'épaule du garçon, pour ne pas avoir à se tordre le cou pour contempler le ciel factice. C'est bête, mais j'y tiens beaucoup. Il relâcha sa main pour croiser les bras. Puis, tout naturellement, il lui dit : A peu près autant qu'à toi. Son cœur a ce moment précis voulut se jeter hors de sa cage thoracique, mais il ne laissait aucune émotion transparaître. Il y a encore des choses, qui me rendent heureux, tu sais. - Pan, c'était sûrement la personne la moins dépressive du bloc. Qu'est-ce qui te rend heureux, toi ? Il l'avait dit sans pudeur, sans le mijoter. Sans avoir peur d'être indiscret. Pas avec August, ils étaient assez proche pour se parler à coeur ouvert, tous les deux.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: til the earth dies with the sun. (✻august)   Dim 1 Mar - 19:34

A la réponse de Pan, son regard dans les broussailles, August ne put s'empêcher de sourire, son regard trainant sur le visage du jeune homme, sur ses traits qu'il avait apprit à aimer au fil des jours alors que rien ici ne laissait croire qu'on pouvait y trouver l'amour. Ou quelque chose s'y rapprochant. Car dire que c'était de l'amour c'était...c'était quelque chose qu'August se refuser à espérer, il ne le méritait pas, pas après ce qu'il avait fait. Il poussa un soupir alors que Pan répétait quelques uns de ses mots, le jeune homme semblant être prit dans la réflexion. Pan ne réfléchissait pas comme eux, il n'analysait ni ne voyait les choses de la même manière. C'était rafraichissant, contrairement à tout ce qu'il voyait durant la journée, ça lui donnait un but à atteindre dans sa course qui semblait ne pas avoir d'arrivée. Pan, c'était lui son arrivée. A ses propos le blond fronça des sourcils et secoua la tête alors que Pan prenait sa main, faisant partir des frissons tout le long de son bras. "On est pas des comédiens Pan...on joue le jeu parce qu'on a pas d'autre choix..." répondit il dans un murmure. Ils avaient toutes et tous un rôle à jouer en arrivant au Bloc, mais August refusait de mourir devant leurs caméras, dans les pièges tendus par le Capitole, il ne se laisserait cependant pas mourir comme certains l'avaient fait avant lui. Il ferma les yeux à son excuse, avant de secouer la tête, s'apprêtant à lui répondre, il n'en eut pas le temps, Pan reprenait déjà la parole, ou plutôt se mettait à lui chanter une douce mélodie. Le blond rouvrit ses yeux pour les poser sur Pan, observant le jeune homme chanter alors que son regard était rivé sur sa paume. Il sentit à nouveau des frissons dans son bras, comme s'il se souvenait d'un coup que Pan tenait sa main délicatement dans la sienne. Il se laissa porter par les paroles de la chanson, le rythme lui faisant penser à celle d'une chanson que sa mère lui chantait plus jeune. Il n'y avait que Pan pour faire revenir à la surface de tels souvenirs, que lui pour lui faire monter les larmes aux yeux. Sa respiration se bloqua un instant dans sa gorge lorsqu'il toucha son coeur, August comprenant le message et hochant la tête à l'adresse de Pan qui vint poser sa tête sur son épaule. Un autre aurait été rapidement repoussé par August, mais Pan, il semblait avoir tous les droits sur lui. Il n'était pas rare qu'ils soient ainsi l'un contre l'autre, à la tombée de la nuit devant un feu. Il sentait tout son côté en contact du jeune homme électrisé, mais c'était une sensation agréable, qu'il ne voulait quitter pour rien au monde. August eu un sourire aux paroles de Pan, l'entendre dire qu'il tenait à lui ça avait cet effet magique sur son coeur qui semblait battre la chamade. "Au bloc ?" Il n'y avait que Pan pour dire qu'il était encore heureux...August posa sa tête sur le tronc, son regard perdu dans les flammes. "Les petites choses simples j'imagine...une douche chaude, un bon plat, enfin aussi bon que cela soit possible ici..." dit il avec un rire avant de tourner la tête vers Pan et de s'humecter les lèvres. Il voulait parler de sa petite soeur mais se retint, si on les écoutait, elle pouvait très bien être la prochaine sur la liste à les rejoindre, il n'avait pas confiance dans le Capitole pour laisser le hasard faire les choses...Il prit une inspiration avant de poursuivre, sa voix n'était qu'un murmure, pas comme s'il avait peur qu'on l'entende, mais il voulait que seul Pan sache. "Toi...tes phrases mystérieuses, tes paniers tressés, tes idées...ton sourire..."
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