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 attrape le bonheur à pleines mains. ✻ (pan/glad)

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MessageSujet: attrape le bonheur à pleines mains. ✻ (pan/glad)   Jeu 19 Fév - 16:56


alors on dit pas et puis on fait puis on se fatigue
puis on s'excuse d'être malheureux
puis d'être heureux
puis de s'excuser
puis c'est le merdier ça y est c'est l'merdier.
✻✻✻


Depuis près de seize mois, Gladys avait eu le temps de se faire une certaine place au Bloc, nouant certaines amitiés, alliances. Il était vrai que Gladys n'était cependant pas la jeune fille la plus appréciée du Bloc. Son arrogance n'était pas toujours vu d'un très bon oeil, et même si elle se pliait aux règles, car elle avait bien compris que leur union ferait leur force, certains craignaient son tempérament rebelle et sa nature de braver les interdits. Sauvage, insoumise, elle détestait se laisser marcher sur les pieds, et encore moins qu'on lui donne des ordres. A son arrivée, elle n'avait pas supporté cette organisation très hiérarchisée. Peu habituée à être dirigée par un chef, pendant longtemps, et plus particulièrement depuis la mort de ses parents, Gladys avait été son propre chef. Maître de ses actes, auteur de ses propres lois, au District, elle vivait selon ses chartes et, contrainte par cette pauvreté et cette misère qui leur tombaient dessus, avec son jeune frère, elle s’était débrouillée pour survivre du mieux qu’elle pouvait. La faim lui avait souvent tiraillé le ventre au point qu’elle avait réellement pensé à mettre fin à ses jours. Et puis, le regard de Dan lui avait donné la force de continuer à avancer, encore et davantage, pour toujours et à jamais. La rage de Louie avait été communicative, aussi, et dans ces moments d’égarement dont elle avait honte, aujourd’hui, elle avait su trouver cette ressource au plus profond de son cœur. Elle était restée debout. Difficile de se débarrasser d’un Everdeen aussi facilement.
Malgré les années qui avaient passé, Gladys se souvenait à la perfection des visages de ses parents, qui s’invitaient parfois dans ses rêves les plus personnels, les plus secrets. Gladys ne parlait pas beaucoup de cette triste période pendant laquelle ses géniteurs avaient perdu la vie. Les Jours Sombres lui avaient tout pris, tout emporté, ne laissant derrière eux que chagrin, tristesse, et haine. La colère. C’était ce qui rythmait le quotidien de Gladys, c’était ce qui déclenchait les battements de son cœur meurtri. Elle voudrait la mettre en sourdine, parfois, cette rage, qui alimentait chacun de ses muscles. Et puis, elle s’en voulait de raisonner de la sorte. De chercher à être quelqu’un qu’elle n’était pas. De chercher à s’attirer l’affection des sponsors, alors qu’elle n’en voulait pas. Pas de leur attachement idiot, pas de leur pitié stupide. Elle n’accepterait jamais rien de leurs mains. Ils avaient tué ses parents, ses piliers, ses espoirs, et c’était tout ce qui comptait, à ses yeux. Et puis, parfois, il y avait ces personnes qui réussissaient à lui faire oublier, le temps de quelques instants, le manque de son frère et de sa famille, perdue dans les cieux, qui lui tiraillait la raison, la conscience, qui lui déchirait l’âme. Il y avait ces personnes qui, par un moyen qui relevait de quelque chose d’exceptionnellement miraculeux,  arrivaient à la faire doucement sourire, encore aujourd’hui, alors qu’aux yeux de l’aînée Everdeen, la joie, le rire, l’adorable bêtise n’avaient pas leur place dans ces quelques cruels kilomètres carrés dans lesquels ils semblaient enfermés pour l’éternité.
Anya avait décrété le travail des Cuistots terminé pour cette matinée. Gladys appréciait beaucoup la maître suprême des cuisines, leur maton. Investie dans son travail, Gladys se noyait dans sa tâche pour se faire une place au Bloc, pour s’intégrer. Elle n’avait jamais vraiment été très douée avec les relations humaines, Gladys. Elle n’avait jamais rien compris à l’amitié, et encore moins à l’amour. Quel étrange sentiment que cela devait produire, d’être amoureux. Se sentir dépendant de quelqu’un d’autre. Pouvoir donner sa vie contre la sienne. C’était une philosophie qui semblait si loin de son esprit, si éloignée de sa mentalité. L’amour n’était qu’une faiblesse, et depuis toujours, on le lui avait appris. L’amour de la fratrie, de la famille, c’était autre chose, et Gladys ne préférait même pas y penser, pour combler le manque de son frère. Gladys préférait arrêter de penser, depuis qu’elle était au Bloc. Hélas, si c’était aussi simple. Alors, elle cherchait un peu de compagnie, contre toute attente. Un peu de réconfort. Auprès de Louie, auprès d’Anya, auprès de Cersei, autrefois. Et puis, auprès de Pan. Pan, le drôle de Sarcleur, l’ami d’enfance qu’elle avait perdu de vue. Ils s’étaient retrouvés, à la moisson de Gladys, alors que pendant de longs mois, elle avait vu le garçon, étant compté parmi les premiers moissonnés, sur l’écran. Elle avait eu un peu pitié de lui, c’était vrai. Et puis, elle avait été en colère contre lui, peut-être même l’était-elle encore.
Une bande de tocards l’insultait, au moment où elle arrivait près des jardins où le garçon se saignait à la tâche toute la journée. Elle ne réfléchit pas un instant et se jeta dans l’arène, poussant légèrement un blocard un peu trop irrespectueux. Sans trop le violenter, car avec le temps, Gladys avait appris à respecter les règles instaurées au Bloc. Et elle les suivait, pour le bien de tous. « Dégagez bande de merdes. » Elle les gratifia tous d’un regard noir, et, rieurs, les quelques autres garçons s’éloignèrent. Elle soupira. Elle n’était bonne qu’à ça, Gladys, de toute façon. Cracher des insultes et des horreurs, à longueur de journée. Elle releva le regard, adressa un mince sourire à Pan. C’était comme si elle ne savait plus comme faire. « Tout va bien ici ? » Elle ne demandait que rarement à une personne personnellement si celle-ci allait bien, car au fond, cela ne l’importait peu. Même pour Louie. Elle savait que personne n’allait bien, ici. Sauf peut-être Pan, et ça, elle le savait déjà très bien, à quoi bon poser la question ? La survie était bien plus vitale que leurs humeurs. Son regard divagua vers les jardins. « C’est votre tour d’avoir les nouveaux. » Elle était nostalgique. La semaine dernière, la Boîte n’avait pas remonté son frère. Tant mieux, tant pis, elle n’en savait trop rien.
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