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 (flashback) No matter what, I got your back. Ω lou/rox

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MessageSujet: (flashback) No matter what, I got your back. Ω lou/rox   Sam 21 Fév - 4:19


no matter what, I've got your back
I'll take a bullet for you if it comes to that
I swear to god, that in the bitter end
we'll be the last ones standing.
✻✻✻


La solitude.
Elle n'avait jamais dérangée notre jeune femme, auparavant. Mais aujourd'hui, à l'approche de la Moisson, elle se sentait terriblement seule. Jamais n'avait-elle pensé que cela lui serait arrivé un jour, elle qui avait promis de ne pas s'attacher aux personnes qu'elle rencontrait. Dès son enfance, elle avait cassé cette promesse. Elle l'avait détruite en mille morceaux le jour où elle avait découvert ce petit garçon en pleurs, qui n'avait rien à manger. Si elle ne l'aidait pas, jamais il ne pourrait s'en sortir. Elle se revoyait, à son âge, aux prises des mêmes problèmes, des mêmes questions. Roxana s'était donc empressée d'aller voler un bout de pain pour ce gamin qu'elle ne connaissait même pas. Le voir ainsi lui déchirait le coeur, et il était hors de question qu'elle le laisse dans cet état-là. La jeune femme s'était aventurée au marché et avait réussi, et sans se présenter, elle avait offert le bout de nourriture à l'enfant. Elle lui avait souri, s'était ensuite déclarée comme Roxana Lancaster. Elle n'avait pas honte de qui elle était, mais elle avait peur d'être jugée lorsqu'on entendait son nom. Cette famille déchue et sans un sous, désormais. Cette petite fille qui devait voler de la nourriture, des vêtements et tout ce qui était possible pour survivre. Celle qui avait beaucoup perdu dans la vie mais qui faisait tout pour perpétrer son existence. Jamais elle ne s'autoriserait à gâcher sa vie pour d'autres.
La jeune veineuse s'aventura aujourd'hui dans la Veine, comme à son habitude. Elle avait encore cette veste en cuir, avec un capuchon qu'elle mit sur sa tête. Ses cheveux avaient été frisés par l'humidité. La pluie commençait tout juste à tomber, et, en levant les yeux vers le ciel, elle sut que la journée ne serait pas ensoleillée. Roxana se faufila parmi les marchands et au passage, elle vola des fruits et un bout de pain. Elle les mis dans son sac, qui avait appartenu lui aussi à une autre personne. Elle avait néanmoins pris soin de le nettoyer et de le faire sien, car elle ne voulait pas qu'on le reconnaisse et qu'on ne l'accuse. C'était arrivé trop souvent d'être poursuivie par des marchands peu heureux de se voir volés par une simple fille, qui courait vite malgré qu'elle n'était pas très en forme.
La journée avançait tranquillement et la pluie se faisait pire. Elle tenta de trouver un abri, et se rendit dans un bâtiment abandonné, où elle était encore une fois seule. Mais elle avait l'habitude de se trouver là, d'y être avec elle-même, avec cet esprit torturé qui était sien. Elle s'empara d'une des pommes volées et se pressa de croquer dedans, avant de regarder les alentours. Elle ne porta même pas attention aux bruits de pas près d'elle, se foutant qu'on vienne la déranger. Mais tout de même, elle se méfiait. Dans ce même sac, elle avait un couteau assez tranchant. Roxana était prudente, même si parfois, elle était un peu trop téméraire. Elle ne se permettrait pas d'être blessée.  « Qui est là? » demanda-t-elle de sa voix douce. Elle se méfiait, mais tout de même, elle continuait de manger. Elle ne s'empêcherait pas de déguster ce fruit pour quelqu'un, peu importe de qu'il s'agissait.  
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Invité



MessageSujet: Re: (flashback) No matter what, I got your back. Ω lou/rox   Jeu 26 Fév - 19:37

Il fait gris. Moche. Froid. Pluie. Et tu n'aimes pas les jours comme ça, pas plus que tu n'aimes les cœurs tourmenté. Tu toussotes dans ta vieille parka grise, ta manche couvrant ta bouche. T'es juste devant chez toi, Louie. Devant ta maison. Mais est-ce que tu t'y sens vraiment à l'aise ? Non, pas vraiment. Alors est-ce que tu peux dire cette baraque miteuse c'est chez toi ? Oui. Non. Surement : t'as pas vraiment d'autres choix qui s'offrent à toi. Tu vis ici, et t'as pas trop l'choix. Y a que toi qui travaille, ton père il boit, ton oncle il fait on ne sait trop quoi. Faut bien que tu restes, sinon où iront-ils ? Ils sont cons, un peu trop cons, beaucoup trop cons, bien trop peu intéressés par toi pour que tu puisses les aimer. Mais c'est ta famille. Ta seule et ton unique famille. Et même si l'un boit et l'autre frappe, tu ne peux t'empêcher de les faire vivre. Tu tiens à eux d'une manière très étrange. C'est bizarre de tenir à des gens que tu détestes, mais c'est la vie. C'est ton paternel, tu ne peux pas le haïr. Mais tu le fuis comme la peste, parce que même si tu ne hais pas, tu ne l'aimes pas pour autant. Mais qu'importe. Tu toussotes, ta salive glisse dans ta gorge rêche. T'as un sale goût dans la bouche, Lou. Un sale goût pour un sale jour. Et devant tes joues trop creuses, les gens n'font pas un geste. Et quelque part, c'est normal, ça se comprend. Eux aussi ils ont la dalle. Eux aussi ils se battent chaque jour pour essayer tant bien que mal de survivre. Eux aussi ils vivent dans la Veine, et dans la Veine, on a faim, on est pauvre. On ne vit même pas, on survit. Et on évite de compatir. Parce qu'à partir du jour où on commence à compatir, on a de moins en moins à manger. Et c'est pas que t'es égoïste, Louie, mais t'as trois gueules à nourrir. Et puis faut que t'assures devant Charlie, que tu rigoles devant Gladys, que tu ne pleures pas devant les gens. Faut que tu sois fort car sinon, ici, on t'arrache, on te brûle, on te décape. À la Veine, on n'a pas le droit d'être faible, ce serait trop facile. Alors les corps sont souvent trop maigres et les mines sombres. On se rappelle tous de la révolution, et on pense tous à ce fichu Labyrinthe, et on maudit tous le Capitole, et on aimerait tellement vivre ailleurs - dans les lotissements ou les quartiers riches.
Soudain, un bruit. Tu te retournes brusquement, cela vient de chez toi. T'es toujours derrière la porte, Louie, t'as pas bougé. Mais c'est l'bruit d'un truc qui tombe et ce n'est jamais bon signe. T'entends un beuglement - surement un juron, ou bien ton nom. Alors tu te hâtes de te barrer, tu foules le sol mauvais. T'essayes de pousser tes jambes à avancer. Faut que tu te barres d'ici avant que tu ne sois obligé de re-rentrer. Aujourd'hui, t'as donné. T'es allé à la mine, ce matin. T'as fugué, tellement fatigué que tu ne pouvais plus marcher. T'es rentré chez toi, t'as dormi. Puis t'as essayé de batailler avec les hommes de la maison. T'as abandonné. Et maintenant t'es dehors. Et tu cours doucement. Le vent sur ton visage te fait pâlir, tu vas avoir froid. Mais c'est le goût de la liberté qui parcourt tes veines et cela remonte le moral.
Mais, Lou, un problème subsiste. Tu n'sais pas où aller. Néanmoins en avançant, une idée te vient à l'esprit. Il y a un bâtiment, pas loin. Une ruine abandonnée. Tu jouais à cache-cache ici quand t'étais gamin. C'est pas très loin, alors tu t'y rends. T'explores comme au bon vieux temps. Tu souris tendrement, cette époque te manque tellement. Et sans que tu ne t'y attendes, une voix de fille retentit. Tu ris. Ça résonne. Tu reconnais la voix. Tu t'approches, et tu vois Roxana. « C'est moi. » te contentes-tu de répondre

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