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 stay away from me. ✻ (killian/gladys)

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MessageSujet: stay away from me. ✻ (killian/gladys)   Sam 21 Fév - 17:00


j'veux offrir cette cigarette à ma mère
cette cigarette d'après la guerre.
✻✻✻


Three years ago.
Gladys avait cette image qui hantait son esprit, constamment. Du haut de ses seize ans, elle était une adolescente abîmée par la vie, et il était bien triste de savoir sa jeunesse gâchée à tout jamais. L’insomnie la tiraillait toutes les nuits, et cette peur des cauchemars l’assaillait constamment. Son existence n’était plus qu’une erreur, un échec. Il n’y avait plus aucun but, plus aucun objectif à sa vie. Les Jours Sombres l’avaient anéantie et la perte de ses parents l’emmenait vers une longue et douloureuse agonie aux Enfers. Pourtant, elle tentait de rester forte, aux yeux des autres. Surtout pour rassurer son frère, alors à peine âgé de treize ans, et lui assurer un ultime soutien, représenter son dernier espoir, son dernier pilier. Il était tout ce qui lui restait, de tout le monde qu’elle avait bâti. Car même à la Veine, parfois, on pouvait prétendre au bonheur. Malgré la misère, malgré la pauvreté, les pleurs et les cris. Malgré les enfants squelettiques qu’on croisait dans la rue, malgré les femmes mendiantes, tenant des bébés à moitié morts dans leurs bras. C’était la famille qui apportait un peu de réconfort. Cette chère famille. Gladys se souvenait parfaitement bien de ces sorties dans la forêt avec son père, lorsqu’il l’emmenait jusqu’à ce  lac d’eau glaciale, et que parfois, ils allumaient un feu et y passaient la soirée. Elle se souvenait aussi ces longues heures passées avec sa mère, assises sur la table de leur minuscule cuisine, à lire les quelques livres qu’ils avaient. Gladys se souvenait de tous ces courts instants qui avaient rendu leur quotidien un peu meilleur, un peu moins détestable. Comme un petit rayon de soleil qui était venu traverser les carreaux des fenêtres de leur taudis. Mais maintenant, leur famille était brisée. A cause de lui.
Avec l’exécution de leurs parents était tombée les responsabilités, et depuis qu’ils étaient partis à tout jamais, Gladys se retrouvait seule à gérer la maison ainsi que l’argent de la maison pour subvenir au moins un minimum à leurs besoins. Au moins pour réussir à les garder en vie un peu plus longtemps. Suite aux Jours Sombres, qui avaient pris fin deux mois auparavant, en plein Automne, Gladys n’avait pas eu le temps de faire son deuil. D’ailleurs, il n’y pensait plus beaucoup. Elle essayait de garder cette triste période de son existence de côté. Elle avait choisi de ne plus y penser, sans pour autant oublier les visages de ses défunts parents, à qui elle devait tout. On ne lui avait pas laissé le temps d’être triste, d’exprimer son chagrin. La cruauté de la vie, la cruauté de cette suprématie capitolienne, ne lui avaient pas permis de mettre des mots, des cris et des pleurs sur ce qu’elle avait ressenti, ce qu’elle ressentait encore aujourd’hui, bien malgré elle. Une adolescente de seize ans ne pouvait pas se montrer aussi forte qu’une adulte affirmée. Et malgré tous les efforts qu’elle faisait pour faire entorse à cette malheureuse norme, Gladys ne pouvait le nier, elle n’était pas prête à assumer tout ça. Dan était là pour lui remonter un peu le moral, certes, mais c’était sans compter qu’il semblait encore plus démuni, encore plus brisé qu’elle. Et ça la tuait, de savoir qu’il était mal et que, de la même manière qu’elle, il refusait de le dire. Ca la tuait de savait que son petit frère, qui pour elle, pouvait encore avoir sept ou huit ans, n’allait pas bien. Elle refusait un peu plus tous les jours de le voir partir à la mine, risquer sa vie, pour amasser quelques misérables pièces. Pourtant, elle savait qu’ils n’avaient pas le choix. Qu’ils avaient tous les deux une mission à remplir dans l’histoire. Qu’elle devait le laisser grandir lui aussi. Il n’en ressortirait que plus fort, plus mature. Alors, depuis quelques semaines déjà, Gladys faisait moins attention à la présence de son frère à la maison. Elle ne s’étonnait plus de ne pas le trouver dans sa chambre, travaillant tranquillement sur ses devoirs du collège, car elle avait fini par comprendre qu’il n’y retournerait plus jamais, tout comme elle avait abandonné le lycée. Elle ne s’inquiétait plus lorsqu’il sortait dans le quartier, retrouvant certainement des amis. Des mauvaises fréquentations, elle en avait conscience. Mais elle ne pouvait pas l’empêcher d’être énervé, et de vouloir s’échapper de leur triste quotidien d’orphelins. Elle ne pouvait s’empêcher de le comprendre et de désespéramment souhaiter le protéger malgré tout. Mais elle ne voulait pas devenir un handicap pour lui, un fardeau. Ils devaient se serrer les coudes. Sauf que ce soir-là, huit heures étaient passées, et Dan n’était toujours pas rentré. Gladys, le matin-même, lui avait promis de la viande et du pain. Le lui avait juré. Ils mourraient de faim, dans une longue et douloureuse agonie. Alors, elle avait chassé toute la journée. Vendu la moitié de ce qu’elle avait réussi à attraper sur le marché noir de la Veine. Acheté une baguette chez le boulanger, avec les quelques pièces qu’elle avait gagné. Et puis, en rentrant, elle avait découpé sa viande, l’avait fait cuire. Ça faisait près d’une heure qu’elle attendait son jeune frère, qui ne rentrait pas. Soudain, on frappa à la porte, et Gladys s’empressa d’ouvrir. Elle étouffa un cri de surprise en tombant nez-à-nez avec un pacificateur, qui tenait fermement Daniel par le tee-shirt. Ce dernier avait le nez ensanglanté, l’œil droit violacé. Il était couvert de terre. Sûrement s’était-il battu. Il n’en fallait pas beaucoup pour l’énerver, ces derniers temps. « Mon dieu, Dan… » Elle releva le regard vers le pacificateur, l’observa quelques instants. Il avait redressé la vitre teintée qui cachait habituellement son visage. Soudain, elle sursauta, fit quelques pas en arrière. « Ne vous approchez pas de moi. Lâchez Daniel. Que… Que faites-vous ici ? » Elle savait qu’elle n’était pas particulièrement bien placé pour lui donner des ordres, et pourtant, sa voix trahissait toute la haine qu’elle ressentait pour cet homme ingrat. Il était l’assassin, celui qui avait tué cruellement ses dignes parents.

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MessageSujet: Re: stay away from me. ✻ (killian/gladys)   Dim 22 Fév - 15:45

Stay away from me
Gladys Everdeen & Killian Eastwood.
Les choses avaient changé. Plus rien ne pouvait plus être comme avant. Killian avait été marqué par la guerre, non pas physiquement, il avait réussi à s'en sortir, il était toujours vivant et bien portant. Non, mais mentalement. On avait beau être formé à être prêt à affronter les pires atrocités, les séquelles d'une guerre étaient inévitables. Soit elle renforçait la haine, soit elle amenait à réfléchir. Pour beaucoup de ses camarades Pacificateurs, ce fut la haine qui prit le dessus, mais pas pour Killian, lui se perdait de plus en plus dans ses pensées. Les Jours Sombres avaient en partie changé sa vision de voir le monde, il lui semblait que sa vision des choses, celle qu'on lui avait enseigné, était erronée. Mais c'était ce qui lui faisait peur plus que tout en réalité...car cela voudrait dire que les actes qu'il a commit jusque là pourraient tous être remis en question. Dans un tel cas, il lui serait bien difficile de vivre l'esprit tranquille. Toute cette violence, toute cette haine, les Jours Sombres ont révélé l'une des pire face de l'esprit humain. Pourquoi s’entre-tuer? N'était-il pas possible de vivre ensemble? Killian en éternel optimiste essayait de se dire que cela l'était...mais sa vision pessimiste de l'être humain reprenait sans cesse le dessus.

Il s'en voulait. Beaucoup. Pourquoi avait-il fallu autant de morts pour qu'il se rende compte qu'il y avait un décalage entre ses croyances et la réalité? Son travail avait toujours été ce qui comptait le plus pour lui, parce qu'il ne savait faire que ça, parce qu'il voulait que son père puisse continuer à être fier de lui. Son travail, c'était aussi pour lui un moyen d'être au service des gens, de les protéger, de les aider. Mais...et si il avait fait le contraire? Si sans s'en rendre compte en réalité...c'était simplement de la tyrannie et du mal qu'il leur avait apporté? Il pensait se battre pour l'humanité, pour la justice...il pensait être au service du Capitole pour cela. Mais, et si c'était pour autre chose? Le pouvoir du Capitole se servait-il de lui? Au final, le vrai pouvoir, le Capitole ne l'avait peut-être pas sur la nation, il ne le possédait que sur ses petits protégés. Capitoliens, Pacificateurs...tous croyaient en sa bonté, tous étaient convaincu que le Capitole faisait le bien. Peut-être qu'ils se voilaient tous la face, peut-être qu'ils avaient été trop bien programmés...leur esprit ne sachant plus penser par lui même et se contentant des plaisir que le Capitole offrait.

Tout était devenu compliqué. Killian commençait à douter de lui même, à douter de son but, à douter du Capitole. Mais pour autant, il n'allait pas tout laisser tomber, il n'allait pas tout renier...peut-être qu'au final il ne se faisait des illusions, peut-être qu'au final c'était le fait d'avoir vu toute cette violence qui le perturbait. Dans tous les cas, il n'avait pas l'intention d'en parler à qui que ce soit, il passerait pour un fou, pour un traître, ou même un ingrat. Et puis son père...jamais il ne devait savoir que Killian doutait ainsi, jamais...il le décevrait bien trop. Et il ne voulait pas de ça, il ne voulait pas décevoir ce père qui lui avait tout donné, ce père qui l'avait élevé seul sans jamais broncher, ce père qui ne lui a jamais reproché la mort de la mère de Killian...sa propre femme. Si Killian commençait à voir que la vie au sein du District n'était peut-être pas aussi belle qu'on le lui avait fait croire, il ne voulait pas décevoir son père...et pour ça, il lui fallait faire son travail. Il ne devait pas abandonner...pas tant qu'il n'aurait pas prit du temps pour réfléchir à tout ça. La guerre après tout, venait tout juste de finir et sa proximité hantait encore les esprits.

Ce soir là, Killian devait patrouiller dans la Veine, s'assurer que l'ordre régnait et que personne ne complotait. Il faisait ce qu'on lui demandait, ne se posant pas de question. Ses supérieurs lui confièrent une zone à contrôler et à surveiller, et comme tout ses coéquipiers il n'avait pas l'intention de faillir à la tâche qui lui avait été confié. Il savait que la nuit, patrouiller dans les rues pouvait être compliqué, mais il savait aussi que la peur du retour au Jours Sombres ferait que les gens se tiendraient à carreaux. Tant mieux. D'un côté, si les gens craignaient ce qu'il représentait, alors il n'aurait pas à faire usage de la force. Il l'a déjà bien trop fait lors de cette terrible guerre à laquelle il avait participé. Il avait infligé trop de souffrance. Il ne savait même plus si les personnes qu'il avait du interroger ou tuer étaient vraiment coupable des crimes dont on les accusait. Avaient-ils vraiment été violents? Avaient-ils vraiment déjà tués? Il ne le savait plus...même pour ceux dont les preuves étaient irréfutables, il ne le savait plus. Killian tandis qu'il patrouillait, décida d'oublier et de mettre de côté ses pensées, il essaya de se concentrer sur sa mission pour ne plus penser à cela.

Il passa un certain temps à faire une ronde dans le secteur où il avait été affecté, arme à la main, vigilent, il tomba sur des jeunes qui se bagarraient, faisant un boucan infernal en pleine rue. Killian courut vers eux vêtu de son habit blanc de pacificateur. A sa vue, certains se sauvèrent ayant bien trop peur de ce qui pourrait leur arriver. Mais deux d'entre eux continuèrent à se battre, et Killian du les séparer. Sans un mot, il jeta l'un d'eux au sol. Il pu lire la peur dans ses yeux...alors il le laissa s'en fuir. Quant au second, lui aussi semblait pétrifié de peur, ne comprenant peut-être pas ce qui lui arrivait, et encore moins ce qu'il risquait. Les règles étaient claires. Si Killian croisait des personnes en train de se bagarrer, il fallait les punir sévèrement. Pourtant, il avait laissé partir ces jeunes...et là, il ne pensait même pas à punir celui qui se trouvait devant ses yeux au sol. Il le reconnaissait. Il l'avait déjà vu. Il ne savait plus quand, mais il savait que c'était pendant les Jours Sombres. Il se rappelait de ce petit. Killian avait du exécuter ses parents en public pour montrer l'exemple. Ses parents étaient accusés d'être des rebelles, des rebelles qui avaient commit des attentats et tués de nombreuses personnes. Killian ne put s'empêcher de se demander si ces personnes n'étaient pas innocentes, et si le discours que l'on avait fait à leur égard, n'était pas un faux...simplement crée pour culpabiliser la population.

Killian eu un geste surprenant, il aida le jeune garçon à se relever, et sans un mot il l'attrapa le tirant afin de le ramener chez lui. Killian connaissait de plus en plus ce secteur, il y était souvent affecté, et il commençait à connaître les habitants, à voir leurs habitudes, sans oublier leur lieu de vie. Il ramena le jeune garçon devant chez lui et frappa à la porte. Il n'aurait pas du faire ça, mais il l'avait fait, allez savoir pourquoi. Et lorsque la porte s'ouvrit, il la vit aussi...cette jeune fille qui l'avait suivi peu après l'exécution de ses parents. Une jeune fille qui avait du cran, qui était alors en colère, mais qui ne faisait pas le poids. Il ne lui avait rien fait à l'époque, après tout même si il pensait que ses parents étaient des criminels, il comprenait la colère de la jeune fille. Il avait fait de ces deux enfants des orphelins. Il regrettait bien cela, et il le regrettait encore plus aujourd'hui, maintenant qu'il avait la sensation de ne pas avoir fait ce qu'il aurait du faire. La jeune fille eu peur en le voyant, et lorsqu'elle vit son frère elle semblait s'inquiéter pour lui. Elle recula ensuite et parla à Killian...elle semblait l'avoir reconnu, sa voix était pleine de colère. Si ça avait été un autre à la place de Killian...sans doute qu'il n'aurait pas apprécié un tel ton. Mais Killian lui comprenait, néanmoins, il était censé incarner l'autorité alors il devait montrer cette face là.

"Remerciez-moi plutôt de vous avoir ramené votre frère, je l'ai retrouvé en train de se bagarrer avec un groupe de jeunes. Si je n'étais pas intervenu il aurait pu être en bien piètre état."

Puis, il continua prenant un ton sévère.

"La prochaine fois je ne prendrais pas la peine de le ramener, j'aurais du appliquer les règles. Si je le reprends à se bagarrer, je ne serais pas aussi clément. Ais-je été clair?"
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MessageSujet: Re: stay away from me. ✻ (killian/gladys)   Sam 28 Fév - 8:46


j'veux offrir cette cigarette à ma mère
cette cigarette d'après la guerre.
✻✻✻


Elle se souvenait de la manière qu'il les avait poussés devant tous les habitants du District, réunis sur la grande place, autour de cette maudite place qui ne leur apportait définitivement que des malheurs. Elle se souvenait qu'ils avaient gardé la tête haute, les yeux dans les yeux, amoureux. Elle se souvenait qu'ils n'avaient pas fléchi devant cet infâme pacificateur qui pointait alors son arme sur leurs deux corps meurtris par des souffrances, sur leurs deux deux âmes condamnées. Elle se souvenait qu'ils n'avaient pas pleuré, qu'il n'avait pas crié. Elle se souvenait de toute cette rage qu'elle avait pu lire dans le regard de son père, de toute cette soif de vengeance dans celui de sa mère. Ils n'avaient jamais renoncé, certes, mais ils avaient échoué, et en avaient payé le prix de leur vie. Gladys, elle, avait hurlé à la vie, hurlé à la mort, d'aller se faire voir. Elle avait hurlé à s'en arracher les poumons, elle avait pleuré jusqu'à assécher complètement toutes les cellules de son corps. Elle avait été prise dans une telle vague de chagrin que pendant des jours durant, il lui avait été impossible de penser à autre chose que la tête de ce pacificateur meurtrier, qu'elle voulait à ses pieds, son sang coulant le long de ses doigts. Et pour la première fois depuis le début de sa vie, le jour où l'orphelinat s'était emparé de son existence, et de celle de Dan, elle s'était surprise à retenir ses pulsions meurtrières et sanglantes. Pour la première fois, elle avait ressenti un tel besoin de revanche qu'elle avait songé à tuer cette personne qui avait brisé sa famille à tout jamais. Aujourd'hui, il était juste en face d'elle. Quelques mois seulement après le drame. Il était là, sur le seuil de la porte, avec son costume blanc un peu trop moulant et sa voix autoritaire qui, qui sait, cachait peut-être un peu de remords. Elle espérait qu'il regrettait, au fond de lui. Elle espérait que tous les visages des personnes qu'il avait abattu cruellement pendant cette guerre le suivaient, partout où il se rendait. Elle espérait qu'il n'arrivait pas à dormir la nuit et qu'affronter le District, et plus particulièrement la Veine et sa pauvreté, était chaque jour une nouvelle épreuve. Mais elle était loin d'avoir pitié de lui. Il ne méritait rien d'autre que toute sa colère et toute sa rancune. Dan s'était bagarré, et malgré cet acte qui violait les règles, il l'avait aidé. Il l'avait ramené à la maison alors qu'il ne voyait certainement presque plus rien, ses paupières violacées cachant une grande partie de ses yeux. Il l'avait aidé et Gladys ne pensait même pas à le remercier, à apprécier ce geste. Car tout ce qu'ils faisaient n'était que dans l'idée de leur apporter plus de souffrances, Gladys avait fini par le comprendre, et se méfier des Pacificateurs et de ce qu'ils représentaient : la puissance du Capitole. Si avant les Jours Sombres, sa jeunesse et son insouciance ne lui permettaient pas de se rendre compte de la triste réalité de l'injustice de la société de Panem, désormais, Gladys avait les idées bien claires, surtout en ce qui concernait la capitale au peuple un peu trop égoïste et excentrique. Gladys n'avait jamais eu l'occasion d'aller au Capitole, et d'ailleurs, contrairement à beaucoup, elle ne rêvait pas de ces costumes colorés, de ces modes changeantes, de ces réunions mondaines régulières. Elle ne rêvait pas de cette vie hypocrite. Même si elle savait que la plupart se souciaient guère du District, elle savait que s'ils agissaient de la sorte, c'était uniquement parce qu'elle savait qu'ils n'avaient jamais connu rien d'autre que le luxe et la richesse. Qu'ils ne gouteraient jamais à la misère et la saleté. Qu'ils ne se mélangeraient jamais à la vermine, même pour une journée. Ils n'étaient que des sultans trop gâtés, servis par les ouvriers du District. Les sept péchés capitaux étaient leurs plus grandes ressources comme leurs pires défauts. Ils n'avaient rien d'autre. Pas d'amour, pas d'amitié, pas de famille. L'affinité ne semblait pas importante à leurs yeux, et ils étaient comme alimentés par ce gout du luxe. Gladys ne les comprendrait jamais. Alors, son regard se planta dans celui de ce pacificateur. Elle semblait lancer des poignards avec ses pupilles. Elle savait qu'elle était un peu trop arrogante face à cette figure d'autorité à qui elle devait le respect. Mais c'était plus fort qu'elle. L'animal qui sommeillait en elle se réveillait. Aidant Dan à rentrer dans la maison, elle s'approcha de la porte, sans quitter l'homme du regard, hésita même à lui cracher aux pieds, avant de se raviser. « Alors, pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? Pourquoi n'avez-vous pas appliquer les règles que le Capitole vous impose ? » Elle voulait l'entendre dire qu'il regrettait, que chaque jour, les remords l'assaillaient. Elle voulait l'entendre dire que la guerre avait été une erreur. Pour lui, pour eux, pour le Capitole, pour tout le monde. Elle voulait l'entendre dire ce qu'il pensait réellement, l'entendre dire qu'il avait encore un semblant d'humanité. Et puis, pouvoir le considérer comme rien du tout. Pas même de la merde. Rien du tout. Parce que c'était ce qu'il était à ses yeux.

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