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 need another drink ✻ (arès/zéphyr)

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MessageSujet: need another drink ✻ (arès/zéphyr)   Dim 26 Avr - 16:06

need another drink
Ce qu’aimait certainement le plus Zéphyr dans la vie au Capitole était ce dynamisme, cette activité constante. Le Capitole ne dormait jamais. Les jours se suivaient mais ne se ressemblaient pas, et il était tellement excitant de se réveiller le matin sans réellement savoir quelle serait l’issue de cette nouvelle journée qui, à chaque fois, ne pouvait que s’annoncer palpitante. Zéphyr aimait ce danger, cette incertitude, cette adrénaline qu’il vivait au quotidien. Parfois, il se surprenait à s’imaginer la vie dans le District. Finissait par pouffer de rire. Evidemment, pour un gosse de riche aussi réputé dans tout Panem, l’idée de côtoyer ne serait-ce qu’une once d’infériorité, de misère ou de pauvreté, semblait relever de quelque chose de totalement inimaginable. Depuis sa plus tendre enfance, Zéphyr évoluait dans cet univers mondain aux allures hautaines, et où l’hypocrisie était affaire courante, et presque conseillée et bien vue. Issu d’une des lignées les plus influentes et les plus fortunées de la capitale et du continent plus généralement, il aimait la popularité qu’on lui attribuait. Au fond, il n’avait pas fait grand-chose pour acquérir autant de notoriété. Sa simple naissance avait déjà fait la « une » des journaux locaux, c’était pour dire à quel point le quotidien des Mohr avait un véritable impact sur l’actualité journalière. Puis étaient venus le luxe, la gastronomie, le confort, la mode, l’excès. Il était né avec une cuillère en argent dans la bouche, et son éducation l’avait doucement mené vers ce chemin de la dépendance. Il lui paraissait désormais impossible de se défaire de toutes ces choses qui rendaient sa vie exceptionnelle. Extraordinaire. C’était devenu son quotidien, et pour rien au monde il ne se détacherait de cette fortune acquise durant des décennies et sur des générations entières. C’était leur récompense, leur mérite, leur fierté, et ils ne juraient que par cela. Comme si ces pièces d’or pouvaient véritablement régler tous leurs minces problèmes, qui, aux yeux des habitants du District, paraissaient bien puérils. Et au final, elles le pouvaient.

S’il y avait bien quelque chose que Zéphyr aimait sûrement autant que sa propre personne, c’était bien la fête. Les soirées organisées dans les plus grandes salles de réception, les évènements qui réunissaient les plus riches, les plus influents et les plus renommés, il avait fait de tout cela son affaire. Mannequin le jour, et véritable fêtard la nuit, Zéphyr faisait partie de ces gens qui ne connaissaient pas l’ennui, et même qui le fuyaient. Profiter de la vie, profiter de sa jeunesse, était sa plus grande priorité, et il ne se souciait guère des obstacles qui pouvaient le ralentir dans sa folle course à la recherche de l’amusement, et toujours plus d’amusement. Gia, par exemple. Il ne savait plus réellement quoi penser de cette brune qui avait réussi à toucher son cœur, une fois. Qui l’avait littéralement hypnotisé. Qui l’avait fait tombé amoureux, fatalement. Il ne l’avait pas vraiment vu venir, Gia. Elle lui était tombée dessus, comme ça. Bam. C’était le bruit de son cœur qui cognait fort contre sa poitrine, la première fois qu’il l’avait vu. C’était le son de son estomac qui se retournait alors qu’il croisait son regard pour la première fois, alors que ses lèvres se collaient contre les siennes pour la première fois, alors qu’il caressait délicatement la courbe de son dos pour la première fois. C’était le cri de ses sentiments qui tambourinaient dans son esprit, dans son âme tout entière. C’était ça, tomber amoureux. Qu’est-ce qu’il l’avait aimée, Gia. Peut-être qu’il l’aimait toujours autant. Peut-être même plus. A vrai dire, il essayait de ne pas trop y penser. Parce que ça faisait mal, de se poser des questions. Parce que ça craint, l’amour. Ca ne dure pas éternellement. Et puis les voilà fiancés. Drôle de destiné. Condamnés à passer le restant de leurs jours aux côtés de l’autre. Elle le détestait toujours autant, pour ce qu’il lui avait fait, pour le con qu’il était, pour ses actes qu’il semblait prendre un peu trop à la légère. C’était bien connu, après tout ; Zéphyr, le pourri-gâté, le gosse de riches insolent, prétentieux et hautain, ne se souciait guère du mal qu’il pouvait faire aux autres, tant qu’il en tirait un bénéfice. Tant qu’il restait dans cette sphère de béatitude qui l’éloignait de tout remord, tout tourment. Et c’était exactement ce qu’il s’était passé pour Gia. Depuis, Zéphyr se sentait comme libre de faire ce qu’il voulait. Libre de sortir, libre de draguer d’autres filles, des garçons même, si ça lui chantait. Libre de tout. Et il était loin de se priver. Il y avait une nouvelle fête, en cette douce soirée de Mars, aux frontières de la Capitale. Les riches habitants du District y étaient invités, et Zéphyr se languissait de voir comment la soirée allait se dérouler.

Il avait embrassé des filles. Pleins de filles. Il ne savait plus exactement combien. Zéphyr était un séducteur-né, et d’ailleurs, c’était toujours ce que lui avait reproché Gia. Mais, trop saoul, il avait décidé de prendre l’air, alors que la musique, bien trop forte, raisonnait en écho dans sa tête, lui explosait les tympans. C’était la jeune débauche du Capitole, c’était la relève. Et pourtant, tous paraissaient minables, à l’entrée de cette immense et sublime salle de fête. L’ambiance était différente des soirées mondaines auxquelles il assistait régulièrement, afin d’accroitre davantage encore son influence et sa popularité, et où la moyenne d’âge était largement plus élevée. Là, c’était des jeunes de vingt ans. C’était des jeunes qui ne pensaient pas, qui ne réfléchissaient pas, qui n’avaient besoin de rien d’autre qu’une piste de danse, des filles, et beaucoup d’alcool. C’était la jeunesse et c’était toujours la même chose sans jamais se ressembler. Zéphyr s’assit sur un banc, ferma les yeux, laissa l’air frais balayer son visage fatigué. Bientôt, il allait y retourner. Et il ne rentrerait très certainement pas seul. Il rouvrit les yeux. A ses côtés, Arès Griffin. Il soupira. Un de ces types qui vivaient au District, et qui, par conséquent, étaient très inférieurs à lui. Un de ces types qui avaient une sœur diablement canon. Un de ces types qui voulaient sûrement sa peau, aussi. Zéphyr sourit, finalement amusé de la situation. « Tiens, Griffin numéro un » Il ria. Ce rire glauque, amer, méchant. « Je n’ai pas vu ta sœur ce soir, dommage, j’aurai adoré passé un peu de temps avec elle… » Déclara-t-il en souriant bêtement. Il était ivre. Et bizarrement, il oubliait presque qu’Arès était un de ces morveux qui, à tout moment, pouvait être envoyé au Labyrinthe. Il oubliait presque qu’il se devait de tenir sa réputation, et qu’être vu discutant avec lui n’était certainement pas la meilleure chose à faire. Il était ivre et tout ce qu’il voulait, c’était retrouver un semblant de normalité.
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Invité



MessageSujet: Re: need another drink ✻ (arès/zéphyr)   Ven 1 Mai - 18:44

Arès, il a toujours crevé d'envie d'aller vivre ailleurs. Et par ailleurs, il veut dire au Capitole. Il a toujours crevé d'envie de finir styliste, tatoueur, ou dieu-sait-quoi. Il a toujours crevé d'envie de s'élever. De monter en grade dans la société. D'être une étoile qui puisse guider certaines journées ou bien les assombrir. Si Arès avait vu le jour au Capitole, il n'aurait pas eu à aller à l'école de Survie, pas eu à avoir peur pour son avenir, pas eu à mourir de trouille toutes les nuits. Si Arès était né au Capitole, il aurait été riche. Riche à en mourir. À s'en réjouir. Il aurait crié son bonheur sur les toits, contemplant dédaigneusement les pauvres du bout des doigts. Du bout des yeux. Comme s'il avait eu peur d'être contaminé par leur pauvreté. C'est pas un mec idiot, Arès, bien qu'il soit buté. Il n'a jamais rien voulu de plus que se faire bien voir. D'être un enfant parmi les enfants, mais un enfant plus grand, plus fort, plus beau. D'être libre, aussi. Et même s'il vit dans les quartiers fortunés, il n'est pas libre. Il ne peut pas prévoir son avenir comme il a envie de le prévoir. Pourquoi ? Parce que les dirigeants de la société actuelle envoient des gosses se faire tuer. Dans un Bloc, un Labyrinthe. Mais pour les gens du Capitole, ces cons prétentieux à qui il a toujours voulu ressembler, c'est tout autre chose. C'est une simple émission de télé-réalité bidon. Alors Arès, il est tiraillé. Un tiraillement entre deux côtés. Deux aspects de la société. Il a bien compris que les Capitoliens sont des cons bien trop intéressés par leur argent pour se soucier du bien de la société. Il a bien compris qu'à leurs yeux, il ne sera jamais parfait. Jamais comme eux. À moins qu'il ne s'élève parmi eux. À moins qu'il ne tombe sous le charme d'une jolie fille, à moins que la jolie fille en question ne tombe sous son charme aussi, à moins qu'ils ne se marient. Parce que si Arès arrive à attraper dans ses filets une fille du Capitole, il arrivera à s'assurer une place entourée des cons. Mais même  si c'est le cas, il sait pertinemment qu'il ne pourra jamais abandonner tout ce qu'il a au District. Il ne pourra jamais abandonner ses parents, les laisser le regarder d'une telle façon. Il ne pourra jamais abandonner Taissa, parce que Taissa c'est sa sœur et qu'il ne pourra jamais vivre dans un endroit où elle n'est pas. Puis, il ne l'avait pas prévu, mais il ne pourra jamais abandonner Uriah. Il s'est attaché à ce mec comme on s'accroche à la vie. Et à chaque moment qu'il passe avec lui, il a l'impression de renaître. Et il a peur, parce qu'il a peur de faire une connerie, un pas de côté, un geste de travers, quelque chose d'imprécis. Et il a le cœur qui bat, parce que dès qu'il le voit, il a l'impression qu'on tambourine dans sa poitrine. Et dès qu'il le voit, il s'imagine vivre à ses côtés. Et il oublie les gens du Capitole, le Capitole en lui-même. Il oublie tout, il oublie le reste, parce que le reste ne semble pas important en comparaison. En comparaison à Uriah, tout est fade. Tout est inutile. Mais Arès, il ne sait pas comment les choses vont se passer. Il ne sait pas si un jour, il avouera à l'autre ce qu'il ressent. Il ne sait pas si les sentiments sont réciproques. Il ne sait pas s'il partira au Bloc, s'il se barrera là-bas, avec ou sans Uriah. Avec ou sans Taissa.

Il fait craquer ses doigts, Arès, il se mord la lèvre au sang, refoule une larme, la renvoie dans les profondeurs de son corps - là où elle aurait du rester. Il avise l'environnement autour de lui. Les cris, les gens, les tatouages et les moues dédaigneuses, les accents prononcés, les désirs de popularité, les haleines alcoolisées. Bienvenue dans une des fêtes du Capitole, bienvenue dans cette endroit que, des années durant, il a rêvé d'habiter. Il prend une coupe dans la main droite, un truc à manger dans la main gauche. Il mange rapidement, engloutissant le canapé. C'est bon. Bien sur que c'est bon, tout est fait pour que les fêtes soient parfaites. Et les gens du District ne connaîtront pour la plupart jamais le goût d'un canapé de saumon préparé avec cette sauce spéciale qui fait fureur au Capitole. Puis Arès boit. Finit son verre d'une traite. Toussote discrètement, sentant le goût de l'alcool descendre dans son œsophage. Et sans prévenir personne, il prend un autre verre. Le descend aussi sec. Ça lui fait mal à la tête. Mais il s'en fiche, il n'en a rien à faire. Tout lui revient, lorsqu'il voit les gosses remplis d'argent du Capitole. La perspective d'être envoyé dans un Bloc lui revient. Et ça, il veut oublier. Ne serait-ce que pour une soirée. Taissa n'est pas là, en plus. Elle est restée au District, chez sa meilleure amie, à faire Dieu sait quoi. Il ne veut pas savoir, même si elle lui racontera sûrement tout. Il ricane, Arès. Il ne sait pas pourquoi. L'alcool sûrement. Il s'approche d'une table, silencieux, et met un autre canapé dans sa bouche, une autre coupe dans sa main. Il veut être bourré ce soir. Il veut être bien, calme, détendu. Et qu'importe le mal de tête qui le lancera le lendemain matin, et qu'importe si ses parents seront mécontents. Il ne veut pas suivre les règles, Arès parce qu'Arès, il ne suit que ce qui peut le suivre en retour. Alors, son verre encore à la main, il s'en va là où vont les jeunes de son âge. Et parce qu'ils sont jeunes et cons, ils sont ivres. Et parce qu'il est jeune et con, Arès compte bien les imiter. Puis il voit un banc, boit son verre. Sa tête tourne, tangue dangereusement. Alors il s'assoit. C'est lorsqu'il tourne la tête qu'il s'aperçoit de son erreur. Mohr est à côté de lui. Il s'apprête à se trouver une autre place lorsque Zéphyr lui adresse la parole. Dédaigneusement. En le désignant. Arès ignore, laisse passer. Griffin numéro 1, on a vu pire comme surnom. Et puis Arès il veut être heureux ce soir, c'est pour ça qu'il boit. Mais l'autre vient à parler de sa sœur. « Elle n'est pas là. Mais j'te rassure, elle n'aurait pas apprécié ta compagnie. Personne n'apprécie ta compagnie. » réplique Arès, la bouche pâteuse mais les idées soudain claires, il est prêt à défendre Taissa jusqu'à la fin du monde. « À par les putes avec qui tu couches, bien évidement. » Il n'a pas peur des mots, Arès. Il ne les craint pas. Et tant pis si c'est pas poli, l'autre n'est pas du genre gentil. « Mais j'ten prie, défoule-toi sur moi. C'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre de toi. Puis, de toute façon, s'il faut tu ne me verras plus jamais d'ici moins d'un mois. Avec le Bloc et euh. Tout çaaaa... » Il a le hoquet, Arès, et les idées qui sont redevenues embrouillées. Il attrape un autre verre d'alcool. Il va finir par vomir. Mais tant mieux, avec un peu de chance il vomira sur Zéphyr.
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