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 (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.

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MessageSujet: (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.   Dim 26 Avr - 19:39





Tu sais quoi ? Depuis que je t'ai vu, ça n'a plus jamais été pareil. La vérité c'est que j'en ai marre de penser qu'à toi, le soir quand mes doigts glissent sous ma ceinture, je rêve que c'est les tiens et ça m'agace. Pourquoi t'es dans mon cœur ? J'avais rien demandé, tu fais chier.


La normalité n'a plus aucun sens dans cet endroit, plus rien n'a de sens, à part cette peur omniprésente qui plane au dessus de chaque habitant du district. Tu ne devrais pas avoir peur d'être envoyé dans le Labyrinthe, élève de l'école de survie, les cartes sont toutes entre tes mains, battant chaque jour les probabilités que tu ne puisses t'en sortir une fois envoyé avec les autres. Certains en meurent, d'autres tentent par tous les moyens possible d'oublier la perte des proches. Mais tous là-bas, cherchent un moyen de s'en sortir, de parvenir à trouver une issue. Oh non, ce n'est pas la peur de mourir que tu ressens, mais la peur de mourir là-bas, tu as toujours voulu avoir une belle mort, dans un lit, à attendre que ton dernier souffle ne vienne et t'endormir pour toujours, les yeux fermés, les draps remontés sur ton corps flétrit par l'âge et par le temps. C'est le fait que l'on puisse te retirer cela qui te terrorise, et chaque jour, tu en rêves, toutes les nuits, secoués par des tremblements et sentant la sueur froide qui suinte des pores de ton corps. Il faudrait que cette vision s'échappe de ton esprit, de ta tête, mais tu n'y parviens pas, chaque jour, cette inquiétude revient à la charge, brisant ton moral, tous les jours, un peu plus, essayant de saper tes résistances qui sont déjà faibles. Et toi tu n'es là, que pour assister à cette décrépitude, sans pouvoir rien y faire, à part accepter mollement cette fatalité qui ronge ton être à chaque seconde qui passe et que tu comptes inlassablement dans ta tête. Comme toutes les nuits, tu te réveilles dans un sursaut, les cheveux plaqués par la sueur sur la tête, les yeux hagards et la respiration haletante. Tes doigts cherchent le bouton de la lampe de chevet posée sur ta table de nuit, une fois dessus, tu presses lentement, profitant de ces rais de lumière qui illumine la pièce, chassant les démons qui l'habite.
Rapidement, tu attrapes le rare livre que tu acceptes de feuilleter, pour apaiser ta conscience. La Bible ouverte sur tes genoux, tu commences ta lecture, tentant de te calmer, de faire fuir les ombres dansantes qui couvraient les moindres de tes pensées. La parole de Dieu, même si tu ne crois pas en ce dernier, te permet de te clarifier l'esprit, d'avoir l'impression d'être bien plus au calme. Après dix minutes de lecture, tu balances ton corps nu en dehors du lit et dirige ton corps dénudé vers la salle de bain pour te rafraîchir le visage et tenter de purifier un peu plus les méandres nébuleuses qui composent ta tête. Retournant te coucher, tu te rends compte que tu n'arriveras pas à dormir, une nouvelle nuit qui creusera des poches sous tes yeux, nouvelle nuit à passer dans la cave insonorisée où tu laisseras libre court à tes envies quelles qu'elles soient. C'est ton havre de paix cette pièce de la maison, tu t'y sens libre, serin. Personne n'y pénètre, personne n'en a le droit, ni ta famille, ni tes amis. Tu gardes jalousement tous tes secrets dans cette pièce: tes instruments de musique avec lesquels tu composes des morceaux de temps à autres, une ou deux armes minimes que tu caches pour éviter que les pacificateurs posent des questions si jamais ils venaient à venir ici, des livres et par dessus tout, cette photo que tu pris avec Arès un beau jour, mais tu ne sors quasiment jamais. Certains qu'à la simple vue de cette image, ce que tu ressens à son égard ressortira, et te jettera à terre, piétinera ton cœur. C'est seulement un short enfilé ainsi qu'un débardeur couvrant la totalité de tes épaules que tu descends dans ton havre, pour finir la nuit en travaillant ou en t'occupant.

Le soleil finissant par se lever, tu décides de préparer tes affaires afin d'aller à l'école de survie, il faut que tu t'y rendes toute la matinée et tu enchaîneras l'après midi avec tes cours en météorologie. Un programme plutôt chargé mais que tu subis sans rien dire, simplement pour ne pas être inactif et laisser des pensées trop complexes entrer dans ta tête pour ne plus en sortir. Un petit déjeuné fructueux avalé, direction la salle de bain pour te rincer et laver cette enveloppe charnelle. Tes mains glissent sur ton corps, délivrant la mousse du pain de savon que tu tiens entre tes doigts graciles mais pourtant musclés. L'eau bouillante exacerbe tes soucis afin de les effacer et enfin ragaillardis, tu files t'habiller. Vêtu d'un simple sweat-shirt léger sans rien dessous et d'un jean bleu nuit foncé, tu prépares tes affaires pour la journée, mettant quelques feuilles si jamais tu dois prendre des notes et tes vêtements pour les cours de maniement des armes, tu es fin prêt à affronter une fois de plus une journée, qui ressemble tellement aux autres.
Une heure plus tard, tes pieds foulent le sol de l'école de survie, rasséréné à l'idée de passer une fois de plus du temps dans cet endroit pour te préparer au mieux si tu es un jour moissonné pour aller dans le Labyrinthe. Tu ne sais pas exactement ce que tu as comme cours aujourd'hui, peut-être que c'est ingénierie, ou peut-être même botanique, peu importe, au moins ça t'occupera, et tu ne penseras pas à toutes ces choses négatives comme d'habitude. Après avoir déposé ton sac dans un casier, tu commences à te diriger à l'extérieur du bâtiment pour te poser sur un banc, afin de laisser le vent caresser ta peau. Frissonnant de la tête aux pieds, tu souris, ravis de sentir cette preuve irréfutable de vie qui habite ton corps. Tu pourrais passer des heures ainsi, sans bouger et fixant un point invisible. Tous les sens en éveil, c'est ainsi que tu commences à réellement calmer les battement de ton cœur, car aujourd'hui, tu le sais, tu seras encore une fois de plus, confronté à lui. Puis d'ailleurs, le voilà qui arrive, beaucoup comme un dieu, toujours rayonnant de cette aura lumineuse qui fait que ton cœur loupe un battement. Une douleur puissante te prend dans le bas ventre alors que tu baisses les yeux et mordille ta lèvre inférieure, dans l'intention d'essayer d'avoir mal ailleurs. Tu es partagé entre l'envie qu'il vienne te voir et celle qu'il te laisse tranquille, parce que malgré tout, il reste l'un de tes meilleurs amis, mais tu ne peux définitivement pas ignorer la façon dont tu te sens en sa présence, et à chaque fois c'est un immense ta gueule mental que tu envoies à ton cœur pour qu'il arrête son char. Mais voilà qu'il s'approche vers toi, tu ne peux t'empêcher de le regarder, tu essayes de dissimuler le fait que tu le mattes, mais c'est trop fort, alors que tu détournes les yeux vers tes doigts que tu tritures pour t'occuper. Une fois qu'il arrive à côté de toi, tu ne le regardes toujours pas, mais il ne faut pas que cela paraisse suspect, alors tu relèves le visage et plonge tes yeux vers les siens en lui souriant comme d'habitude. « Salut grosse couille. » Oui, ça t'arrive de l'insulter, ça te permet de penser à autre chose, parce que t'aurais plutôt envie de l'appeler mon amour ou un truc cucul la praline comme ça. Reprends-toi Uriah, arrête de penser comme si le fait d'aimer quelqu'un c'était ton truc, alors que tu sais pertinemment que c'est faux. Y a toujours quelque chose qui ne tourne pas rond chez toi, tu vas tout faire foirer, tu fais toujours tout foirer, et ça va finir par te retomber dessus comme à chaque fois. Regarde le nombre de fois où tu as tenté d'en finir avec la vie, ça ne t'a pas suffit ? Rien qu'en pensant à nouveau à cela, tu sens le métal froid du cutter que tu avais pris et que tu t'étais enfoncé à plusieurs reprises dans le torse, délivrant un flot de sang au passage. Un frisson colossal secoue tout ton corps, et cette fois-ci, ce n'est pas à cause du vent.
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MessageSujet: Re: (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.   Lun 27 Avr - 21:15

Il veut pas travailler, Arès. Arès, il veut s'installer dans son jardin, un sac de couchage à la main, et regarder les étoiles. Il veut trouver les constellations, les montrer à sa sœur. Il veut voir la lune dans la nuit noire, entrapercevoir le soleil dans le ciel noyé. Il veut refaire le monde en gueulant la vérité. La vérité, c'est qu'il a peur. D'une peur qui lui broie l'estomac, qui l'empêche de dormir. D'une peur de loup, d'une peur de lion. C'est une peur sauvage qu'il ressent. Un de ces trucs qu'il ne contrôle pas et qu'il ne contrôlera jamais. La moisson, il ne peut que l'observer et tacher peu à peu de l'oublier. La vie ne tient qu'à un fil, et Arès le sait. Parce que sa sœur peut partir à chaque seconde, tout comme lui, tout comme Uriah, tout comme n'importe qui dans le District. Et c'est fatal, comme destin. Ça bouche tout, ça peut dégueulasser une vie et une famille à tout jamais. Mais Arès, il ne veut pas vivre une vie flouée, entachée, dirigée. Il veut être libre. Alors il s'enfonce un peu plus sous sa couette. Il est quatre heures du matin, et il vient de se réveiller en sursaut. Il se lève silencieusement, et ouvre ses volets. De sa chambre, il voit le ciel. Du Capitole, il voit le ciel. Il le verra toujours. Et toujours, il se comparera à lui, en maugréant qu'il n'est pas grand chose par rapport à cette étendue immense. Et toujours, le ciel lui rappellera que rien ne s'arrête jamais. Et si rien ne s'arrête jamais, il y a quoi, au delà de Panem ? Il y a qui ? Est-ce qu'il existe un monde où ceux qui gouvernent n'envoient pas des gamins dans un Labyrinthe ou bien est-ce que les humains sont toujours les mêmes ? Jamais contentés, à vouloir incessamment vouloir tout diriger ? Enfin, il fait le beau avec ses mots, Arès, mais il ne vaut pas mieux que les autres. Arès, c'est un idiot. Un mec con par excellence, celui que les filles ont envie de taper. Arès, il n'aime pas vraiment les filles, lui il préfère les garçons. Mais ça aussi, c'est comme les étoiles, c'est brillant. Et c'est chaud. Et ça brûle, ça crame, ça tue. Faut pas le dire, ne surtout pas le dévoiler. Faut pas qu'il crie qu'il est gay, Arès. Il a peur des conséquences, il est mort de trouille devant les représailles. Est-ce que cela fait de lui un mec différent ? Il n'a jamais voulu ça, putain. Jamais. Arès, son désir, c'est d'être accepté. D'être bien là où il est. Gamin, il rêvait de partir vivre au Capitole et après discussion avec Taissa, ils ont conclu que le meilleur moyen de partir vivre là-bas, c'était qu'Arès se case avec une nana du Capitole. Gamin, il y croyait dur comme fer. Il était sur de lui, imbu de sa personne et à onze ans déjà, il possédait ce petit air arrogant qui lui a toujours permis de tenir le coup. Sans sa carapace et ses remarques d'acier, il n'aurait pas tenu trente secondes dans une soirée mondaine. Il se serait fait avalé. Dévoré tout cru en moins de temps qu'il ne faut pour dire "panem". Il se serait fait lacéré par la jeunesse dorée du Capitole, qui lui aurait fait remarques sur remarques, représailles sur représailles. Et Arès, sans son masque de marbre et sa coquille de cristal, il aurait fini comme dessert. Vous les pensiez gentils et tolérants, les jeunes riches ? Ne tombez pas dans le panneau : ce sont les pires cons qu'il existe. Autant leurs pères cachent au mieux leur dégoût, autant eux n'ont jamais appris à le faire. Ils sont nés avec une cuillère en or dans la bouche et crèveront avec. C'est comme ça la vie ; ainsi marche la société. Mais Arès, même s'il a toujours secrètement été la victime de ces jeunes-là, il a toujours rêvé d'être comme eux. D'être au-dessus. Ici, il ne se mélange pas. Il ne peut pas insulter les gars de La Veine puisqu'il n'ose pas poser le pied dans les quartiers pauvres. Il tient à sa vie et à conserver ses pompes propres. Merci mais non merci, Arès, il n'ira jamais vivre avec eux. Plutôt mourir que d'être pauvre, c'est ce qu'on dit chez les Griffin. Taissa n'est pas d'accord, parce que Taissa c'est la gentille, la princesse qui veut aider les gens en détresse. Mais Arès, il trouve que ses parents n'ont pas tort. Sans nul doute qu'il ne survivrait pas dans La Veine. Raison de plus pour se barrer au Capitole dès que possible.

Alors Arès, seul sous sa couette, il s'endort sur cette pensée. Un jour, il s'en ira d'ici. Mais quelque part dans son rêve s'incruste un cauchemar. Un putain de Labyrinthe et un Arès, seul au Bloc, qui se retrouve dans un nouveau terrain de jeu du Capitole. Un Arès qui se maudit, qui maudit les riches, qui maudit les cons, qui se maudit d'avoir voulu être comme eux. Toujours la même chose, il est tiraillé. Mais faut faire bonne apparence et surtout, faut éviter d'être tiré. Pitié. Ne pas être envoyé au Bloc. Pitié. Et tout d'un coup, un bruit. Et Arès qui se réveille en sursaut. Il grogne, écrase son réveil du revers de la main, le fait tomber par terre, grogne de nouveau, et se rendort aussi sec. Une heure plus tard, il se réveille en sursaut, avise l'heure et crie. De désespoir, cette fois-ci. Il sort de son lit, se cogne contre la table, hurle. Court vers la salle de bain. S'aperçoit au passage qu'il est seul dans la maison et que sa sœur n'a pas jugé bon de le réveiller. Il se lave en deux minutes, se coiffe avec les doigts, s'habille rapidement et prend son sac de la veille. Il file vers la cuisine, attrape un quelque chose à manger, fourre un sandwich et une bouteille d'eau dans son sac. Sort de chez lui. Souffle. Regarde l'heure. Et finit par éclater d'un grand rire sur le trottoir : il ne sera pas en retard. Arès, il est jamais pressé, jamais en retard, mais jamais à l'heure non plus. Il arrive à son propre rythme, mais aujourd'hui, il va à l'École de Survie, alors faut qu'il se bouge les fesses. Et un peu après, lorsqu'il est enfin arrivé à destination, qu'il s'est déchargé de son sac et qu'il ne porte plus qu'un jean délavé et un tee-shirt blanc, il s'autorise à réfléchir. À penser quelques secondes. Parce qu'Arès, c'est un mec qui pense la nuit, seul dans son lit. Il n'partage pas vraiment ses idées, préférant les garder pour lui, bien au chaud dans son petit jardin secret. Et, puisqu'il connaît par cœur le bâtiment, il laisse ses pieds fouler le bitume comme ils veulent. Ça fait bam bam sur le macadam. Ça fait bum bum sur le bitume. Il dodeline de la tête, une comptine sur les lèvres. Puis, juste avant de passer une porte, il aperçoit Uriah.
Et là, ça fait boum boum.
Très fort.
Trop fort.
Et on parle de son cœur, pas de ses pas. Là, on parle des sentiments d'Arès, ceux à qui il crie de se taire, qu'il s'efforce d'oublier, ceux qui n'ont pas le droit d'être là. Et pourtant, persistants, ils persistent. Pire, ils s'intensifient au fil du temps ! Mais Arès ne veut rien laisser paraître alors il se dirige vers le banc qu'occupe Uriah. Uriah qui le regarde, justement. Gloups. Il déglutit. Il est beau, Uriah. Il a envie de se jeter dans ses bras et de ne plus jamais en partir. Il veut l'embrasser, lui faire découvrir les étoiles. Il veut refaire le monde à ses côtés. Gloups. « Salut p'tit cul. » lance Arès d'un ton qui se veut moqueur. Il lui sourit. D'un sourire vrai, qui veut dire quelque chose. D'un sourire qui était censé être amical mais qui cache bien des choses. Sans prévenir quiconque, Arès s'assoit sur le banc. À la gauche d'Uriah. Leurs bras se frôlent et Arès sent que l'autre frissonne. Le vent, peut-être. Le vent, sûrement. Il se retient de lui poser la question, même si ça lui consume les lèvres à chaque moment. Mais soudain, alors qu'il regarde Uriah, puis le bâtiment, une idée lui vient. « Tu veux pas qu'on se barre ? Juste toi et moi, juste aujourd'hui ? On fait les cons, un peu. Et on sèche cette foutue École de la Survie... » Il n'est pas sur de lui que ce coup-là mais la moisson approche et il veut passer le plus de temps possible avec Uriah. Son Uriah.
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MessageSujet: Re: (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.   Mar 28 Avr - 14:50





Tu sais quoi ? Depuis que je t'ai vu, ça n'a plus jamais été pareil. La vérité c'est que j'en ai marre de penser qu'à toi, le soir quand mes doigts glissent sous ma ceinture, je rêve que c'est les tiens et ça m'agace. Pourquoi t'es dans mon cœur ? J'avais rien demandé, tu fais chier.


La beauté est la chose la plus abstraite qui puisse exister. A quoi rime un canon ? Aux goûts d'une personne ou à la mode actuelle ? On peut la fabriquer de toute pièce, façonner une personne afin que l'on puisse dire qu'elle est belle alors qu'en réalité c'est le contraire. Puis qui sont donc les gens pour nous juger ? Pour venir nous dire que l'on est laid ou que l'on est resplendissant ? Le monde n'a plus que le physique à la bouche, il ne regarde plus que cela. De quoi sont faits la beauté des uns et des autres ? D'artifices, de supercheries, de duperies. On ne regarde pas outre l'apparence, on ne fait que cela, chez les filles il faut qu'elles soient maigres, qu'elles aient mis leur tête dans un pot de maquillage, tandis que chez les garçons, il faut qu'il ait des muscles, une stature athlétique. Mais tous ses préjugés finiront par devenir autres à un moment ou à un autre. La mode change, les mœurs changent. Qui dit que l'année prochaine, on voudra que les femmes deviennent rondes et naturelles et que les hommes doivent-être gras et bourrés de boutons ? Tu ne comprends pas tout cela, tu n'arrives pas à te dire que dans le monde actuel, on est jugés uniquement sur l'aspect physique et non pas ce qu'il y a à l'intérieur de chaque personne. Est-ce parce que les gens sont devenus idiots avec le temps ? Quand on était encore qu'à l'état d'animaux, on se fichait d'être beau ou non, on vivait notre vie, on faisait en sorte de survivre. Maintenant c'est toujours le cas, on fait en sorte de survivre, mais les mentalités ont évoluées, on est obligé de survivre en ayant les canons de beauté sur nous.  Cela te fait bien rire, vous imaginez une femme plongée dans une zone où elle doit survivre avec une robe bustier qui lui comprime le ventre et des talons aiguilles ? Ou même un homme quasiment dénudé face à une horde de monstres sanguinaires ? Non ce n'est possible, alors pourquoi s'évertuer à nous faire briller aux yeux de ces vils crapauds qui n'attendent que de pouvoir baver sur nous et de déverser leur poison mortel ?
Toi quand tu regardes Arès, tu te fiches de son physique, ou plutôt ce n'est que secondaire, ce que tu apprécies, c'est son cœur, son âme. Même s'il n'est pas parfait, pour toi il l'est. Peut-être que tu te voiles la face, mais tu ne peux pas penser autrement. Tu devrais, parce que tu ne peux pas l'aimer, tu n'as pas le droit de l'aimer. Mais qu'est-ce qu'il t'attire comme un aimant. Ce n'est pas naturel, ce n'est pas conventionnel, mais tu n'as jamais été du genre à suivre les règles, un peu trop original disaient tes parents, s'ils savaient à quel point ils ont raison. Mais là, en toi, ça te fait mal, tu as l'impression que tes entrailles se déchirent, ton cœur bat tellement fort dans ta poitrine que si ça continue comme ça, il va imploser. Et toi tu ne fais que subir cela, il n'y a rien d'autre à faire. C'est comme tenter d'arrêter le cours d'eau d'une rivière, les forces sont bien inégales et personne ne pourra jamais le faire. Mais plus passe le temps, plus ces sensations se renforcent, tu aimerais bien que ça s'arrête, parce que de toute manière, qui te dit que lui aussi éprouve autant de choses que toi en ta présence ? Puis de toute façon, tu refuses de laisser libre court à ton attachement, parce qu'une fois de plus tu vas finir par faire souffrir tout le monde, c'est toujours comme ça avec toi. Puis d'ailleurs es-tu sûr d'éprouver autant de choses pour lui ou est-ce seulement une amitié tellement puissante que cela te confond sur tes véritables sentiments ?
Alors qu'il arrive, tu le regardes, il est beau comme un dieu, ses cheveux légèrement bouclés t'ont toujours donné envie d'y glisser tes doigts, de sentir leur douceur. Alors même qu'il s'approche, tu as envie de glisser ton nez dans son cou, de respirer son odeur, de s’imprégner de sa chaleur. « Salut p'tit cul. » Tu te mets à rougir alors qu'il t'appelle comme ça. Pourquoi ? Pourquoi il dit ça ? Il l'a déjà regardé. Tu secoues la tête rapidement et chasse cette gêne que tu éprouves, tu as toujours été nul pour tout ça, et là ça te fait mal, tu ne sais pas quoi ressentir, et repenser à la seule fois où tu as réellement faillis mourir de ta main, te fait frissonner alors qu'il s’assoit à côté de toi et que son bras frôle le tien. Tu sais qu'il l'a senti, mais tu ne veux pas qu'il s'imagine des choses, alors tu te décales légèrement sur la droite pour vous détacher, ce sera bien mieux ainsi, il ne faut pas que l'on soit trop proches, il ne le faut jamais. « Tu veux pas qu'on se barre ? Juste toi et moi, juste aujourd'hui ? On fait les cons, un peu. Et on sèche cette foutue École de la Survie... » Tu le sens hésitant, mais qui ne le serait pas ? On risque gros à faire cela, pas seulement à l'école, mais par vos parents, ils payent une fortune pour que vous puissiez y aller, et même si ce n'est pas l'argent qui manque, ils pourraient l'utiliser autrement. Seulement, tu sens une pointe d'adrénaline monter en toi, l'envie de dire merde au monde et de le suivre partout où il ira.
Un petit sourire amusé apparaît sur ton visage alors que tu tournes le visage vers lui. Tu veux bien, mais seulement, il faut y réfléchir avant, histoire d'être sûr de ne pas risquer trop gros. Tu le regardes, tes yeux marrons plongés dans cette étendue azurée qu'offre ses iris si délicat mais pourtant durs. Comment rester de marbre ? Ton estomac se contracte et tu sais immédiatement que c'est ce que l'on appelle communément les papillons dans le ventre. Bordel, qu'ils arrêtent ça, c'est affreux. « Avec plaisir Arès. » Tu ne sais pas si c'est une bonne idée, mais après tout, c'est ridicule de se prendre la tête, on ne sait pas si le mois prochain l'un de nous sera envoyé dans Le Labyrinthe, et tu as envie de passer le plus de temps possible avec lui. Ce n'est pas quand il sera trop tard qu'il faudra se mettre à regretter. Seulement tu sais pas trop quoi faire aujourd'hui, s'il t'a proposé cela, c'est qu'il a bien une idée derrière la tête, et tu es prêt à l'entendre, peut-être même que toi t'as envie que d'une chose, et un sourire narquois apparaît sur ton visage. Tes jambes te permettent de te lever du banc et tu te mets face à lui. Tu présentes ta main à ton ami pour l'aider à se lever, tu ne sais pourquoi tu fais cela, mais tu ne la retireras pas, ça serait interprété comme le fait qu'effectivement tu es hésitant. « Un peu d'escalade ça te dit ? » Tu sais qu'il a compris ce que tu voulais faire. Il n'y a qu'un endroit aux alentours de l’École de Survie où l'on peut escalader, une vieille échelle de service qui mène au toit du bâtiment, c'est plutôt risqué, parce que ça peut lâcher d'un moment à un autre, mais le risque vaut la peine d'être pris, parce que la vue sur le District et sur les espaces naturels qui l'entourent est époustouflante.
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MessageSujet: Re: (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.   Ven 1 Mai - 19:40

Il est beau, Uriah. Dès la première seconde où Arès l’a vu, il l’a remarqué. Il a remarqué que ses yeux brillent quand il sourit, il a remarqué qu’il ne montre jamais son torse, il a remarqué ses moindres tics. Il aurait dû être capable de le comprendre, mais il n’y arrive pas. C’est parce que lorsqu’il est à ses côtés, il perd tous ses moyens. Tous ses repères. Il est seul, délaissé par tout ce qui l’entoure d’habitude. Il est abandonné par son propre corps. C’est juste lui, lui et Uriah, contre le reste du monde. Puis, la plupart du temps qu’il passe aux côtés du brun, le temps s’effile. S’efface. Accélère et s’effrite. Les heures deviennent des minutes, les minutes deviennent des secondes et les secondes, elles, passent à la vitesse de la lumière, à la vitesse du cœur d’Arès. Parce qu’Arès, dès qu’il est avec Uriah, il a le cœur qui s’affole. Il a les mains qui deviennent moites. Il a le cerveau qui se décompose, et il n’arrive plus à réfléchir. Il ne pense qu’avec le cœur. Et ses sentiments prennent le dessus sur son raisonnement, le laissant seul face aux actes qu’il enchaine. Et dès qu’Uriah s’en va, Arès se retrouve seul. Seul contre le reste du monde. Il se ressasse les moments passés aux côtés du brun, et il ne comprend pas pourquoi il n’a pas esquissé un geste vers lui, pourquoi il a dit toutes ces choses qu’il n’aurait pas dû dire. Arès, il n’a jamais vraiment été dicté par l’amour, à part peut-être par celui qu’il éprouve pour sa sœur. Mais à part ça, il a toujours agit en pensant à ses ambitions. Il a toujours agit en respectant les objectifs qu’il s’était posé. Mais voilà. Voilà qu’Uriah est là. Sur ce banc. Ce fichu banc qui restera gravé dans sa mémoire à tout jamais, comme tous les lieux où il est allé avec le Walsh. Tous sont là, bien au chaud, gravés sur du papier, grattés dans sa tête, ou bien serait-ce l’inverse. Qui sait ? Qui pourrait savoir ? Arès lui-même est perdu. Uriah, il aurait fait un parfait meilleur ami. C’est ce dont il essayait de se convaincre au début : regarde-le, tu tiens à lui parce que c’est un ami. Un ami proche. Un peu trop proche dans ses rêves. Présent dans toutes ses pensées. Mais on ne crève pas d’envie d’embrasser son meilleur ami. On ne crève pas de l’inviter chez lui et de s’allonger à ses côtés. Et quand de tels sentiments surgissent, Arès est paumé. Perdu. Il ne sait pas ce qu’il est censé faire. La moisson plane au-dessus de sa tête ; elle assombrit ses journées. Il a peur de révéler la vraie nature de ses sentiments, il ne sait même pas s’il est lui-même prêt à les accepter. Mais la moisson lui a fait réaliser quelque chose : il ne peut pas trainer, pas en sachant que chaque mois, l’un d’entre eux peut se barrer au Bloc. Si Uriah est choisi, Arès va pleurer. Chialer comme un gosse. S’enfermer dans son lit et prier pour être tiré à son tour. Regretter chaque moment où quelque chose en plus aurait pu se passer. S’il est choisi, Arès s’en voudra de ne pas lui avoir glissé un « je t’aime ». Parce que ouais, il ne faut pas s’voiler la face, il l’aime. Il est amoureux de lui. Tant pis la vie, tant pis si tout le monde l’ignore, mais une partie de lui le sait. Arès Griffin est amoureux d’Uriah Walsh et bordel de merde, c’est bizarre comme phrase.
Uriah a rougit, tout à l’heure. Il a rougit en entendant « petit cul ». Et Arès, il ne sait pas ce que ça veut dire. C’est bien ou c’est mal ? Nerveusement, assis sur le banc, il se ronge un ongle. Il est proche d’Uriah et là, tout de suite, maintenant, il pourrait l’embrasser. L’embrasser passionnément en faisant un doigt d’honneur au reste des gens présents. On revient toujours là : Uriah et Arès, contre le reste du monde. Et puis, le premier regarde le second. Leurs regards se croisent, s’entrechoquent. Leurs regards se marient, se cherchent. Et Arès revit. Il a l’impression de prendre une grande bouffée d’air frais. Et ses yeux plongés dans ceux du brun il crève d’envie de le serrer contre lui. Fort. Très fort. Il veut le sentir contre lui. Il veut sa peau contre la sienne, ses lèvres collées aux siennes. Il veut le toucher. Il veut l’aimer, il veut avoir le droit de l’aimer, il veut qu’il l’aime en retour. Il veut passer sa vie à ses côtés. Il avale sa salive, Arès. Et ça fait un bruit bizarre dans sa gorge, comme pour lui rappeler d’arrêter de se perdre dans ses rêves. Mais il n’y peut rien, s’il rêve. Avec Uriah, il se sent unique. Il se sent éternel. Alors il rêve, c’est plus fort que lui. Et soudain, le monde se remet en marche, et Uriah accepte. « Sérieux ? » lance Arès d’un air joyeux, comme pour confirmer ce qu’il a entendu. Il ne croit pas ce qu’il a entendu. Uriah et d’accord. D’accord pour sécher les cours. D’accord pour passer une journée entière en sa compagnie. D’accord pour se tenir à ses côtés et le supporter. Et ça lui fait plaisir, ça. Alors Arès, sans très bien savoir pourquoi, il rougit. Paf, d’un coup ! Et il n’aime pas ça, rougir. Il esquisse un sourire, comme pour essayer de cacher le rouge de ses joues, comme pour faire comme si de rien n’était. Arès voit Uriah se lever et lui tendre la main. Dite main qu’il attrape sans hésiter. Mais il la tient un peu trop longtemps, un peu trop fort. Il voudrait garder sa main dans celle de l’autre pour l’éternité, parce qu’elles s’emboitent parfaitement. C’est comme si le Destin voulait qu’ils se prennent la main. C’est comme le Destin voulait briser les barrières mentales et physiques qu’Arès s’était dessiné. Saloperie de Destin. Puis voilà qu’Uriah propose de l’escalade. La seconde suivante, Arès a compris ce qu’il veut faire. C’est risqué, c’est dangereux et c’est atrocement tentant. Alors Arès acquiesce. « J’adore l’escalade… » Il ricane, et ce sourire sarcastique qui lui est caractéristique revient sur ses lèvres. « On y va ? » Le futur médecin regarde le futur météorologiste une seconde de trop, lui sourit de niveau, et sans attendre sa réponse s’en va vers l’échelle. L’échelle qui peut lâcher d’une seconde à l’autre. Mais l’échelle qui les laissera tous les deux, seuls, sur le toit d’un immeuble avec une vue à couper le souffle.
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MessageSujet: Re: (ariah) just keep smiling, even if you're in piece.   Sam 2 Mai - 15:00





Tu sais quoi ? Depuis que je t'ai vu, ça n'a plus jamais été pareil. La vérité c'est que j'en ai marre de penser qu'à toi, le soir quand mes doigts glissent sous ma ceinture, je rêve que c'est les tiens et ça m'agace. Pourquoi t'es dans mon cœur ? J'avais rien demandé, tu fais chier.


Il n'y a pas de moyen plus efficace de supporter la douleur que la mortification et l'autotorture. La douleur te ronge, te sape et t'engloutit ? Frappe-toi, gifle-toi, fouette-toi jusqu'à ce que tu éprouves des douleurs plus épouvantables. Certes tu ne triompheras pas de cette façon, mais tu la supporteras bien plus qu'en l'acceptant médiocrement. Offre ton corps à la mortification, embrase-le que le feu en sorte, bande tes nerfs et serre les poings comme pour tout casser, comme pour embrasser le soleil et repousser les étoiles. Quand tu te dis qu'en réalité t'es entrain de te laisser aller, tu n'éprouves aucuns remords. Tu te laisses aller, c'est la réalité, tu laisses tes sentiments prendre le contrôle, et ce n'est pas une bonne chose, tu le sais parce, que jour après jour, tu ne vois que le mal que cela peut produire. Ça va tout détruire. A commencer par toi, puis ta famille, puis lui. Tu sais que ce sera le cas, parce que tu fais toujours du mal aux gens avec qui tu es en couple. C'est toujours comme ça, rien qu'en pensant à cela, tu revois toujours la lame du cutter qui s'abat sur ton torse et qui t'ouvre en plusieurs endroits. Tu revois ton sang qui s'échappe toujours et encore. Et tu ressens cette fièvre animale qui s'échappe de toi lorsqu'il est question de sentiments, d'amour. C'est toujours comme ça, ça s'empare de toi, et tu ne sais comment réagir.
Mais tu ne peux pas, tu n'as pas le droit. La différence, n'est pas acceptée, la différence dérange dans le District. C'est ainsi, l'homosexualité, n'est pas bien vue, et croire que tu pourras t'en sortir est une idiotie sans nom, tu ne peux pas. Personne ne le peut. Un exemple criant de cette discrimination est ta famille, tu sais très bien qu'elle ne réagira pas bien si jamais tu leur dis que oui, un garçon c'est sexy, que oui, t'aimes un garçon. Mais tu ne peux pas non plus le faire taire, ce battement de cœur trop puissant. Le soir parfois, quand tu te dis que tu es trop seul, tu penses à lui. Le soir parfois, quand tu retires tes vêtements, tu as envie que ce soit lui. Le soir parfois, quand tu fais un cauchemar, tu n'as envie que de ses bras pour te réconforter. Il est en toi, dans ta tête, dans ton cœur, dans ta vie. Et tu as besoin de lui, c'est une certitude immense qui t'habite de jour en jour. T'as beau vouloir qu'il s'en aille, il reste toujours quelque part, et tu n'y peux rien. Et cette menace du Labyrinthe fait que jour après jour, tu te demandes si c'est une bonne chose de taire cette chose en toi, ce battement de cœur trop puissant, ces mains moites quand il est là et cette douleur au ventre qui te torture jour après jour. Il faut que ça s'en aille, d'une manière ou d'une autre.
Lui il n'en revient pas, il ne comprend pas que tu ais bien envie d'aller passer une journée entière en sa présence. Alors il attrape ta main, il se relève grâce à cette dernière, mais il la garde un peu trop, trop pour que ça en soit décent, mais tu ne te défiles pas, pourtant tu n'y réponds pas non plus. Mais rapidement, tu la défaits, parce que ça te dérange, parce qu'étrangement, ça te plaît, et tu aimerais que ça dure pour l'éternité ce genre de moments. Tu aimerais pouvoir la lui tenir jusqu'à la fin des temps. Ou alors l'embrasser jusqu'à ce que plus rien n'ait d'importance. Et tu lui as proposé quelque chose, aller faire un peu d'escalade, lui montrer une vue imprenable sur les environs. Tu ne sais pas s'il y est déjà allé, mais pas avec toi en tout cas, toi tu y vas souvent, parce que c'est toujours un plaisir, même si c'est foutrement dangereux. Mais l'adrénaline tu l'aimes, elle te fait sentir vivant et elle glisse de douces choses dans ton corps. « J’adore l’escalade… » Et toi, tu souris à ton tour, heureux que ça arrive, heureux de partager un tel moment en la compagnie de cet ami que tu aimerais bien avoir comme homme dans ta vie. Après tout, vous êtes adultes non ? Tu pourrais décider de ton destin, c'est toi qui est maître maintenant, à toi de décider ce que tu veux en faire. Un sourire indolent naît sur le visage d'Arès et tu aimerais pouvoir l'effacer en l'embrassant sauvagement. « On y va ? » Et il ne t'attend pas, il connaît l'endroit, mais cela ne veut pas dire qu'il y est déjà allé. Tu lui emboîtes le pas, marchant derrière lui et te mordillant la lèvre inférieure lorsque ton regard se pose sur son postérieur. Tes yeux remontent lentement le long de son dos puis vers sa nuque qui te envie de la caresser du bout des doigts.
Tu le rejoins rapidement et lorsque tu te positionnes à ses côtés, tes doigts frôlent les siens, de façon innocente, mais qui te fait frissonner entièrement. Tu ne cherches pas midi à quatorze heures, avant qu'il ne puisse s'en rendre compte, tu te décales rapidement pour qu'il ne le sente pas. Vos pas sont en rythme, ils vous dirigent vers l'escalier en question, et tu le regardes. L'échelle de secours est rouillée, elle ne tiendra peut-être pas, mais cela vaut le risque d'être pris, il le faut, parce que là-haut, ce sera éperdument magique. « Bon, puisque la princesse ne veut pas monter. » Tu attrapes le premier barreau et tu commences ton ascension, sans te soucier du bruit affreux du métal qui menace de casser, et tu continues, toujours et encore afin d'aller toucher le ciel. Il le faut, parce que c'est toujours ça de mieux. Ça te rendra peut-être heureux après tout, plus heureux que le fait d'attendre quelque chose qui ne viendra jamais. Une fois en haut, tu le vois qui arrive lui aussi, un barreau a lâché, étendu au sol. Toi tu t'installes, tu restes là, assis sur le sol. C'est un gazon artificiel, mais peu importe, tu t'allonges dessus et regarde les nuages, tu te laisses imprégner de ce moment magique. Alors que tu entends qu'il vient de mettre pied sur le toit, tu tournes le visage vers lui et tu regardes tu le vois arriver, encadré par le ciel à perte de vue, beau comme un dieu. Et dans ces moments là, tu regrettes tellement ton silence et ton absence de courage, ta maladie sentimentale. « C'est tellement beau... » Pris comme un murmure qui s'échappe dans le vent, qui se font dans le monde, qui s’imprègne de tellement de choses. Tu le murmures doucement. Mais tu sais qu'il l'a entendu, et qu'il t'a vu dire cela en le regardant. Tu n'aurais pas dû, mais c'est sorti tout seul, tu l'as dis et maintenant tu ne peux plus faire marche arrière. Seulement, peu importe.
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(ariah) just keep smiling, even if you're in piece.

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