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 paradis artificiels (tyrell's)

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Brune Tyrell
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PSEUDO : january blues/cass.
MESSAGES : 69
POINTS : 46
AVATAR : satterlee.
ARRIVÉ LE : 14/07/2016
CREDITS : av@mel alias CRIPSOW alias coleen.
ÂGE : dix-neuf
OCCUPATION : sarcleuse
COTE COEUR : libre
one last dance
and we'll be flying thought the streets with the people underneath and they're running running running.

MessageSujet: paradis artificiels (tyrell's)   Lun 18 Juil - 0:58


éphémère
Brune & Freya
Ah ! S'il en est un dans les cieux qui ait jamais veillé sur toi, que devient-il en ce moment ? Il est assis devant un orgue ; ses ailes sont à demi ouvertes, ses mains étendues sur le clavier d'ivoire ; il commence un hymne éternel, l'hymne d'amour et d'immortel oubli.

Flashback/One year ago.
Ils avaient tous des dents en or, des yeux de diamant et du venin dans la bouche ; Brune riait jaune devant leur hypocrisie dégoulinante. Elle ne se moquait pas, parce que la gamine, elle ne saisissait pas toute l'ampleur, tous les degrés, d'une moquerie, mais c'était drôle, après tout. Déguisements hilarants qui alimentaient les rêves les plus féeriques de l'adolescente ; transpirant de naïveté, son mystère juvénile séduisait bien malgré elle. Elle ne se perchait pas sur des talons comme toutes les autres jeunes filles de son âge, son maquillage était léger parce que sa mère l'obligeait, aurait pu être inexistant si son apparence n'avait tenu qu'à sa propre décision. La superficialité ne la dégouttait pas mais elle s'en passait ; cela pourrait lui prendre beaucoup trop de temps. Du temps qu'elle préférait passer à gambader à travers ces parterres fleuris, accompagnés de ces autres mômes classés sur les mauvaises listes de ses parents. Du temps qu'elle passait les cheveux au vent, la vérité lui frappant le visage et la liberté lui attrapant la main ; il n'y avait qu'ainsi qu'elle se sentait vivante, l'enfant sauvage. Du temps qui défilait, qui défilait, et donc l'allure rythmait les battements de son cœur, trop vite, toujours trop vite ; l'impatience était métronome de sa vie à folle allure. Et Brune, elle riait jaune devant ces Capitoliens qui, eux, n'avaient pas saisi l'important, l'essentiel. Pas bien plus qu'elle.

Elle observait le lustre avec une attention particulière ; il lui semblait qu'elle possédait le même, chez elle. Et pourtant, elle était persuadée que ce lustre-ci devait valoir bien plus cher que celui qui éclairait sa salle à manger, à en croire le regard admiratif que lui portait sa mère. Brune n'accompagnait certes pas souvent ses parents lors des réceptions organisées par les habitants de la capitale, mais lorsqu'elle le faisait, elle se plaisait beaucoup à observer leurs réactions face à une luxure bien plus importante que celle qu'ils connaissaient déjà ; il fallait dire, Brune n'avait pas trouvé meilleure occupation pour alimenter son ennui monstrueux lors de ces réunions où elle n'arrivait pas à faire semblant. On la dévisageait et elle se souciait guère de ces regards désobligeants ; elle n'avait pas sa place ici. Pourtant, elle avait cru comprendre que les Tyrell avaient bonne réputation, ici, au Capitole. L'entreprise de papa était une réussite, la beauté de maman ne passait naturellement pas inaperçus et la popularité des jumeaux était évidente ; ne ressortait qu'une seule tâche sur ce tableau parfait. La benjamine était l'erreur, l'échec. Elle s’accommodait de cette place peu glorieuse.

La maladresse était caractéristique de l'espiègle qui s'amusait de voir son frère si énervé ; des excuses se mêlèrent à ses insupportables sourires alors que l'aîné la tuait du regard. Bien sûr qu'il ne l'avait jamais aimé, et à vrai dire, Brune ne l'aimait pas beaucoup non plus. Il n'en restait pas moins son frère quand même. Elle lui apporta un mouchoir qu'il refusa agressivement ; comme quoi, elle n'était pas la seule sauvageonne de la famille, comme il avait l'habitude de se moquer. Il l'insulta, un peu. C'était toujours la même chose et Brune se taisait. Jamais elle ne répétait. Monté jusqu'aux cieux dans l'estime des géniteurs, ils ne réagissaient pas de la même manière face à une plainte de Brune ou d'un des jumeaux. Tous trois étaient leurs perles, mais Brune nécessitait une attention et une compréhension particulière sur laquelle ils n'avaient pas le temps de s'attarder. Elle leur en voulait un peu, au fond, mais de son côté elle non plus n'avait pas le temps de s’attarder sur une pareille futilité qu'était la complexité des relations humaines ; la philosophie n'était pas un domaine dans lequel elle excellait. Elle était sortie prendre l'air ; les piailleries l'insupportaient. Elle versa son verre de champagne dans l'herbe. La silhouette de Freya se dessinait dans la pénombre ; la pleine lune éclairait son visage inquiété. Silence. Douceur. « Je ne comprends pas pourquoi il ne m'aime pas à ce point là. » Elle n'avait pas besoin de le citer. Freya savait qu'elle parlait de son double. Nouveau silence. Nostalgie. Rancoeur. « Je veux dire, je n'aime pas me plaindre. Mais c'est dommage qu'il n'essaye pas. » De me comprendre. Elle disait souvent la moitié de ce qu'elle pensait. Non pas par manque de franchise, mais plutôt par exaspération. Elle haussa des épaules. « Il pourrait au moins faire semblant, surtout dans un endroit pareil. Je sais que ça lui tient à cœur. L'endroit, je veux dire. D'ailleurs, je crois que c'est ça, qui me rend névrose. L'endroit. »

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