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 « l'encre de ta présence gravée dans ma mémoire. » KALETH&URIAH.

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AuteurMessage
Uriah Walsh
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PSEUDO : caius/nico.
MESSAGES : 36
POINTS : 24
AVATAR : pettyfer.
ARRIVÉ LE : 18/07/2016
CREDITS : crick (avatar) rikerandross (crackship) caius, me (sign)
ÂGE : vingt-trois années révolues.
OCCUPATION : coureur, et probablement masochiste de l'être.
COTE COEUR : le néant, le vide, le cœur arraché par la peur.

ELASTIC HEART
j'avais cette impression de soleil sur le corps chaque fois que ton regard se dardait sur moi, puis j'ai eu un pique de glace s'enfonçant dans mon cœur, chaque fois que je te voyais te débatre.


MessageSujet: « l'encre de ta présence gravée dans ma mémoire. » KALETH&URIAH.   Lun 18 Juil - 14:03



MEMORIES.
Tu sais quoi ? On s'en fou. J'en ai marre de penser à toi, marre de ne voir que toi dans les méandres obscurs de mon subconscient. C'est trop dur de rester sans toi, de ne pas te voir, que tu ne sois pas là.


La peur est souvent ressentie comme une émotion négative ou péjorative car considérée comme une faiblesse. Pourtant, cette sensation fait partie des mécanismes complexes qui entrent en action dans notre organisme lorsqu’il est menacé par un danger. Comme pour tout ce que nous ressentons, une succession de processus neurologiques et chimiques est à l’œuvre. Selon une médecin que j'ai rencontré au Capitole: « La peur est l’attente ou l’anticipation d’une possible blessure. Nous savons que le corps est extrêmement sensible à la possibilité d’une menace et il existe ainsi de multiples voies qui acheminent l’information de la peur dans le cerveau. » Savez-vous que les organes de la peur sont les amygdales ? C'est là qu'un neurotransmetteur nommé glutamate déclenche de multiples réactions dans la substance grise périaqueducale qui est une petite glande située dans le centre de votre cerveau. A partir de là, le cerveau doit prendre une décision face à cette peur que l'on a : rester immobile, fuir, ou agir pour la contrer. Entre temps, le message nerveux atteint l’hypothalamus qui contrôle le système nerveux, c'est lui qui met en marche l'adrénaline qui à son tour accélère le rythme cardiaque, la pression sanguine et le rythme respiratoire. Tout cela pour dire qu'au final la peur n'est pas qu'un simple sentiment, c'est tout un procédé chimique et neurologique qui se déroule à l'intérieur du cerveau, elle est incontrôlable et tout le monde a peur de quelque chose. C'est un fait obligatoire pour chaque individu. Celui qui dit qu'il n'a peur de rien est entrain de vous mentir, tout le monde a forcément peur. Je me souviens de tous ces faits, comme si c'était hier qu'elle me l'avait dit, mais c'est surtout parce que je suis terrorisé dans cet endroit, ça fait deux ans que je subis tout ceci, j'aurais dû m'habituer, mais rien n'est fait, chaque fois je me réveille en faisant des cauchemars horribles, et jamais je ne peux dormir sur mes deux oreilles, surtout depuis que je sais ce qui rode dehors entre les murs du labyrinthe. Et c'est encore pire depuis qu'il est arrivé ici, lui, ce garçon que je connais un petit peu, mais ça remonte à tellement loin. Pas sûr que les souvenirs soient vraiment ancrés, écris dans la mémoire de ce jeune garçon.
Il est arrivé depuis quelques jours déjà, et je n'ai toujours pas osé aller le rejoindre, aller le voir, lui parler. Cependant, je l'ai regardé attentivement. Il a bien changé, et en bien. Le petit que je connaissais est devenu adulte avec les traits masculins qui accompagnent son âge désormais avancé. Pourquoi n'y suis-je pas allé ? Je ne saurais répondre à cette question, je ne saurais répondre de plein de choses, toujours plein d'interrogations dans la tête et dans le cœur. Faisant que le courage peut parfois paraître bien fluet, comme une simple brise d'air se perdant dans l'atmosphère, comme le souffle léger d'un nouveau né. Quoi qu'on y fasse, j'ai toujours été ainsi. Un foutu paradoxe vivant, plus puissant encore qu'un anticlimax qui ferait la gradation d'une personne, la négation en son paroxysme. J'ose, j'ose pas. Alors je reste loin, à scruter, à comprendre, à me demander si c'est raisonnable, ne voulant pas raviver la flamme de la douleur qu'il peut ressentir, loin de chez lui, loin de sa vie. Je ne veux pas, je veux. L'indécision brime, détruit et ravage les certitudes les plus ancrées que je puisse avoir. Pourtant je suis là depuis le début, et jamais je n'ai pas fait le premier pas vers l'un des petits nouveaux, c'est mon rôle, c'est ce qu'on attend de moi. Mais je n'ai pas pu, attirant les regards, les questions, mais j'ai tout évasé d'un simple geste de la main avant d'aller courir dans le labyrinthe, ne cherchant pas à repérer les chemins comme on le fait d'ordinaire, la tête trop embrumée par des souvenirs et par des désirs inavoués. Il faut l'avoue, il y a une part d'envie envers ce garçon, mais quelque chose que je ne peux pas laisser parler. Tentant de l'analyser en courant, il ne faut pas que je me perde pourtant, mais je n'y peux rien, quoi qu'il se passe je réfléchis à ce qui se passe.
C'est un mélange de plusieurs ingrédients, celui de se rapprocher de mon passé terminé, se rapprocher de l'une des rares personnes sachant la vérité, sachant qui je suis, parce qu'on s'est côtoyé de nombreuses fois, pas de là à devenir amis, mais ça aurait pu si l'on avait mis du nôtre tous les deux. Un simple coup d’œil à la montre que j'ai au poignet m'indique qu'il faut que je rentre et vite. Après plusieurs années d'entraînement, je finis par remarquer les traces que j'ai laissé au sol et commence à les suivre en courant afin de faire le chemin en sens inverse. Alors que j'arrive, j'entends les grands murs de pierres s'apprêter à se refermer et je force l'allure, courant comme rarement je l'ai fait. On attend de moi que je retourne dans le quartier des cartographes, mais je n'en fais rien, attirant aussi des regards scandalisés, mais je m'en moque. En courant, je me suis aussi rendu compte que c'est de ma faute si je complique autant toujours tout. Et je l'ai repéré, je l'ai vu, je ne fais aucun état d'âme des choses. Je ne veux qu'aller le voir, bravant les interdits, bravant les règles. Tant mieux, ça en fera jaser au Capitole, ils seront tous affolés de voir un blocard ne pas faire ce que l'on attend de lui. Mais avant, je m'approche d'un cartographe et lui dit d'une voix évasive que je n'ai rien marqué car j'ai perdu mon carnet en chemin, mensonge, mais nécessaire pour qu'il ne m'arrive rien. Arrivant enfin à côté de Kaleth, je m'arrête à quelques pas, frottant le bout de mon nez avec mon index, geste instinctif en période de stress. Je fais un pas en avant, avant de me raviser et ma propre voix me trahit, mon propre corps me fait un coup de poignard dans le dos. « Salut... » Entrée en matière horrible, mais je suis assez près et je sais qu'il m'a entendu, je le sais.
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